Gabon: Il y a 17 ans mourait Omar Bongo Odimba

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Omar et Ali Bongo
Omar et Ali Bongo

Libreville (© 2026 Afriquinfos) – En mai 2009, Omar Bongo s’envole pour une visite privée en Espagne.  Selon la présidence gabonaise, Omar Bongo fait un simple bilan de santé, mais il serait en réalité traité pour un cancer. Il ne rentrera pas vivant au pays.

Le 8 juin 2009, sa mort est confirmée par le gouvernement. Cependant, plusieurs sources émettent l’hypothèse selon laquelle le président Omar Bongo serait en réalité mort le 7 mai 2009 ; sa mort n’aurait été rendue publique que plus tard ; le temps de préparer la succession.

C’est l’histoire d’un politicien rusé, diplomate hors pair rompu à l’exercice du pouvoir, symbole de la Françafrique, Omar Bongo est un personnage incontournable de l’histoire contemporaine de l’Afrique.

Albert-Bernard Bongo est né le 30 décembre dans le Haut-Ogooué au Gabon. En 1973, il se convertit à l’Islam et devient El Hadj Omar Bongo. Nom auquel il ajoutera en 2003 son patronyme paternel, Odimba. Directeur de cabinet de Léon Mba premier président du Gabon, Albert-Bernard Bongo devient vice-président en 1967. A la mort de son mentor, il devient président de la République gabonaise le 28 novembre 1967 ; fonction qu’il occupera jusqu’à son décès en 2009. Sa prédisposition à jouer les médiateurs dans divers conflits africains lui vaudra d’être surnommé le « Sage d’Afrique ».

A la tête du Gabon pendant plus d’une quarantaine d’années, il a réussi à se construire un immense et puissant réseau au point de menacer de faire sauter la Ve République française. Du haut de son piédestal, ce petit bonhomme de 1m51 a gouverné le Gabon comme un Royaume et comme sa propriété privée. Ceci lui vaudra les surnoms de « Le Présida », « Le Boss ».

Déifié par ses partisans, il est surnommé « Zeus ». Son fils, Ali Bongo 27 était quant à lui surnommé «Baby Zeus » par les observateurs avertis de la scène politique gabonaise qui voyaient en lui l’incarnation du projet de dévolution monarchique des « Bongo ».

Ces observateurs ne s’étaient pas trompés. A la mort de « Zeus » en 2009, « Baby Zeus » lui succède à la tête de l’Etat à l’issu d’un scrutin électoral fortement contesté. Ali Bongo est aussi surnommé « ABO » en référence aux initiales de son nom.

« La France sans le Gabon est une voiture sans carburant. Le Gabon sans la France est une voiture sans chauffeur » Omar Bongo.

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