Abidjan (© 2026 Afriquinfos) – À l’heure où de nombreuses régions ivoiriennes cherchent à renforcer leur attractivité, la ville de Gohitafla fait le pari fort de valoriser son patrimoine culturel. À travers le FESTIGO, Weboffix, promoteur de l’évènement, ambitionne de mettre en lumière les richesses artistiques, les traditions ancestrales et les savoir-faire locaux du peuple Gouro, tout en créant une dynamique favorable au développement territorial.
Un patrimoine culturel longtemps resté dans l’ombre

Si Gohitafla est principalement connue pour son ancrage dans le pays Gouro, la localité recèle pourtant un patrimoine culturel d’une remarquable diversité. Danses traditionnelles, masques sacrés, artisanat, musique, gastronomie et expressions artistiques constituent autant de richesses qui demeurent encore peu connues du grand public.
Le territoire est notamment associé au célèbre Zaouli, danse emblématique du peuple Gouro, inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.
D’autres éléments du patrimoine local, tels que les masques Zamblé, Flali, Saaplo ou encore le pagne traditionnel Zamblé Trô et le cure dent Gouro, témoignent également de la richesse culturelle de la région.
À travers le FESTIGO, le promoteur, Weboffix, dirigée par DOH Bi Tah Augustin, fils de la région, souhaite offrir une vitrine à ces expressions culturelles tout en encourageant leur transmission aux jeunes générations.
Faire de la culture un levier de développement local
Au-delà de la dimension artistique, le festival porte une ambition économique clairement affichée.
Pendant trois jours, artisans, restaurateurs, commerçants, opérateurs touristiques et acteurs culturels devraient bénéficier d’une importante affluence de visiteurs venus de différentes régions du pays. Les retombées attendues concernent aussi bien l’hébergement, la restauration que les activités commerciales locales.
L’événement ambitionne également de renforcer l’attractivité touristique de Gohitafla en faisant découvrir au public ses sites culturels, ses traditions et son identité.
Pour DOH Bi Tah Augustin, la culture peut devenir un véritable moteur de développement territorial lorsqu’elle est structurée autour d’un événement fédérateur.
Une mobilisation des autorités et des communautés
La préparation de cette première édition s’appuie sur une forte implication des autorités administratives, des élus locaux, des chefs traditionnels, des guides religieux ainsi que des organisations de jeunes et de femmes.
Cette mobilisation traduit la volonté de faire du FESTIGO un projet collectif capable de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir le vivre-ensemble au sein du département.
En réunissant les différentes composantes de la population autour d’un objectif commun, les organisateurs espèrent inscrire durablement le festival dans le calendrier culturel ivoirien.
Un rendez-vous appelé à s’inscrire dans la durée

Prévu du 21 au 23 août 2026, le FESTIGO entend devenir un événement annuel de référence pour Gohitafla et tout le pays Gouro de façon générale.
Au programme figurent notamment des prestations artistiques, des démonstrations de danses traditionnelles, des expositions artisanales, des découvertes gastronomiques, un circuit touristique, des rencontres culturelles ainsi que plusieurs activités destinées à promouvoir les talents locaux.
Au-delà des festivités, cette première édition représente un test grandeur nature. Son succès pourrait ouvrir la voie à un positionnement durable de Gohitafla comme destination culturelle et touristique en Côte d’Ivoire.
À travers cette initiative, Weboffix rappelle qu’au-delà de son rôle identitaire, la culture peut également constituer un puissant vecteur de développement économique, de cohésion sociale et de rayonnement territorial.
Yaëlle L.



