"Dans les pays qui ont connu des conflits, l'administration publique en a été vecteur et victime avec pour conséquence la réduction souvent à néant de ses performances", a souligné une déléguée de la ministre burundaise de la Fonction Publique qui a procédé à l'ouverture des travaux d'ouverture de ce double atelier continental.
Elle a indiqué aux délégués de 15 pays présents dans ces assises de Bujumbura qu'il ne peut y avoir de reconstruction sans lutter contre la corruption.
C'est pour cela, a-t-elle dit, que les assises de Bujumbura auront deux séquences étendues sur deux temps : une séquence de trois jours à partir de jeudi sur la reconstruction et le développement post-conflit et une autre de deux jours qui va suivre à partir du 17 décembre sur la lutte contre la corruption.
"Les deux réunions de Bujumbura sont importantes. Elles préparent le temps de l'action, le temps d'une action porteuse de développement pour nos pays et surtout au service des besoins légitimes des usagers de l'administration publique", a renchéri un représentant de la Commission de l'Union africaine, organisatrice de ces travaux.
Tout cela rentre dans le Plan d'Action Continental pour la Reconstruction et le Développement post-conflit des administrations publiques africaines qui a été initié par le Conseil des ministres africains de la Fonction publique, puis adopté par l'Union africaine en 2011.
Les assises de Bujumbura sont considérées comme une concertation régionale pour ledit plan d'action continental en préparation d'une concertation continentale pour arriver à l' objectif arrêté par l'Union africaine à Banjul en Gambie en 2006 de mettre en place un cadre de reconstruction et de développement post-conflit.


