DG de l’UNESCO: Le Congo continue d’appuyer la candidature d’Edouard Firmin Matoko

Afriquinfos Editeur
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Edouard Firmin Matoko (DR-Les Echos du Congo Brazzaville)

Brazzaville (© 2025 Afriquinfos)- À deux mois des échéances électorales pour la succession d’Audrey Azoulay à la tête de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), les candidats en lice multiplient les rencontres. Un cas qui qui attire l’attention : celui du candidat congolais, Firmin Édouard Matoko, actuel sous-directeur de l’Unesco chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures.

C’est à ce titre que ce  06 août, le Premier Ministre congolais, A. Collinet Makosso à la tête d’une forte délégation ministérielle, a été reçu en audience, par le Président Denis Sassou-N’Guesso.  les discussions ont porté sur le bilan de la campagne menée au profit du candidat congolais, Edouard Matoko, au poste de DG  de l’ UNESCO

Appuyé par le gouvernement de son pays, pour succéder à Audrey Azoulay à la tête de l’Unesco, Firmin Edouard Matoko multiplie les visites auprès des chefs d’État et de gouvernement des membres de l’organisation, accompagné de poids lourds de l’exécutif congolais.

En juillet dernier, Firmin Édouard Matoko était en Asie. Objectif : construire des ponts avec d’autres acteurs qui travaillent à promouvoir des systèmes inclusifs et responsables où l’équité n’est pas seulement un idéal, mais une pratique.

A Colombo, au Sri Lanka, Firmin Édouard Matoko a visité le Centre d’éducation et de recherche pour les femmes, en sigle WERC, un centre pionnier de la recherche féministe, de la défense des droits des femmes et de l’éducation inclusive.

Sur place, il a pu constater le dévouement du WERC à amplifier la voix des femmes et à promouvoir les changements structurels. Ce travail continue de résonner à la fois au niveau local et mondial. Ses discussions avec l’équipe animatrice ont renforcé l’importance d’intégrer une perspective sexo-spécifique à chaque niveau de gouvernance et d’élaboration des politiques.

Cette visite a permis au candidat de réaffirmer son engagement à promouvoir des systèmes inclusifs et responsables où l’équité n’est pas seulement un idéal, mais une pratique. « J’ai hâte de construire des ponts avec d’autres qui travaillent vers les mêmes objectifs », a-t-il esquissé à l’issue de la visite.

Par la suite, Firmin Édouard Matoko a pu rencontrer deux grandes personnalités du sport hongkongais, à savoir, Kenneth Fok Kai-kong, vice-président du Comité olympique de Hong Kong, Chine, et Guo Jingjing, championne olympique de plongeon, médaillée d’or à quatre reprises.

Une élection prévue pour novembre

L’élection au poste de directeur général de l’Unesco aura lieu en novembre 2025, lors de la 43ème session de la conférence générale qui se tiendrait à Samarcande, en Ouzbékistan. La République du Congo a officiellement présenté son candidat pour succéder à Mme Audrey Azouley, l’actuelle directrice générale en la personne d’Edouard Matoko, actuel Sous-directeur de l’Unesco chargé de la priorité Afrique et des relations extérieures.

Firmin Matoko est économiste du développement, diplomate et spécialiste en relations internationales. Né à Brazzaville, la capitale congolaise, le 17 février 1956, Firmin Edouard Matoko y a fait ses études primaires. C’est un ancien élève du Lycée Chaminade où il a obtenu son bac A4 en 1974, avant de s’envoler en Italie, pour les études supérieures, notamment à l’Université La Sapienza de Rome où il termine en 1981, après avoir décroché un doctorat en économie et commerce.

Il est doté d’un riche parcours professionnel. Ainsi, on peut noter que de 1985 à 1987, il est expert associé en éducation au Breda (Bureau régional pour l’éducation en Afrique) basé à Dakar (Sénégal). De 1987 à 1990, il fonctionne comme consultant international en éducation, à Paris (France). Il fait son entrée à l’Unesco, à partir de 1990, comme spécialiste de programme, en s’occupant du Programme de coopération avec le Pam et l’Unicef, dans le secteur de l’éducation à la division du financement de l’éducation. De 1994 à 2000, il est chef de section programmes nationaux pour une culture de la paix.

A partir de 2003, il est directeur de bureau multi-pays à Bamako, au Mali (2003-2007) et représentant de l’Unesco auprès de trois pays (Mali, Burkina-Faso et Niger), puis à Quito, en Equateur (2007-2011) et représentant de l’Unesco auprès de quatre pays (Equateur, Colombie, Bolivie et Venezuela), puis à Addis-Abeba, en Ethiopie (2011-2014), au Bureau de liaison avec l’Union africaine et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (C.E.A), tout en étant représentant de l’Unesco auprès de l’Ethiopie. Puis, il rejoint l’Unesco Paris comme directeur du Département Afrique (2014-2015) et à partir de 2016, il est nommé sous-directeur général, chargé du Département Afrique, avant d’être muté à son poste actuel. On dit de lui qu’il a développé une sensibilité proche des délégations permanentes de l’Unesco.

Vignikpo Akpéné