La première édition du Jamafest (www.jamafest.org) accueillera finalement quelque 500 participants venus du Burundi, du Kenya, de l’Ouganda, de la Tanzanie. Ce chiffre représente le double de ce que les organisateurs escomptaient. La délégation kenyane comprendra ainsi 165 artistes, trois fois le nombre initialement annoncé. Les Ougandais seront 114, les Tanzaniens 70 et les Burundais, la délégation la plus faible, 64. « Nous serons représentés au Jamafest avec la sculpture, les danses traditionnelles, les tambours, les habits faits d’écorces de ficus, la vannerie, les corbeilles, les greniers », explique l’artiste burundaise Annick Kabatesi.
Le festival ambitionne de favoriser l’intégration des pays et des peuples de la Communauté est-africaine à travers la culture. Il entend aussi leur offrir un espace de dialogue. L’agenda officiel comprend, entre autres, un carnaval, des exhibitions, un symposium, des concerts, des démonstrations de danse, des ateliers d’échange entre artistes. Pour cela, les organisateurs ont obtenu le soutien des autorités rwandaises ainsi que l’appui financier (40 millions de francs rwandais, soit 60 000 dollars) de plusieurs sponsors tels que la compagnie de téléphonie sud-africaine MTN, les Brasseries & Limonades du Rwanda (Bralirwa), Inyange Industries, TrademMark East Africa, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea) et l’Institut français-Rwanda.
La décision de créer ce festival a été prise en 2011 par les cinq pays de la Communauté est-africaine : Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie. Il devrait se tenir tous les deux ans, par rotation, dans chacun des cinq pays membres.



