Covid-19 : la croissance de la zone UEMOA va chuter de 50%

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Coissance zone UEMOA | Les pays de l’Union monétaire économique ouest-africaine UEMOA vont sentir passer la crise sanitaire liée au nouveau coronavirus. La croissance de la zone pour être réduite de moitié  en raison  du ralentissement de l’activité économique, prévient le Cabinet ivoirien Bloomfield Investment.

Après une période d’embellie qui a duré 8 ans avec une croissance supérieure à 6%, la zone Uemoa devrait connaitre un gros ralentissement. Selon une étude de Bloomfield Investment, elle pourrait chuter de moitié en raison de l’impact du coronavirus sur les pays membres. Les raisons : la baisse des principaux produits d’exportation, la diminution des transferts des migrants, de nombreux secteurs à l’arrêt, la chute de recettes publiques et l’accroissement du poids du service de la dette.

Coissance zone UEMOA: Impact du Covid-19 sur la situation économique des pays

Cette chute de la croissance dans la zone Uemoa est liée à celle de  la croissance mondiale et à la baisse de son activité économique. Conséquence, une baisse de la demande des principaux produits d’exportation à savoir l’or, le cacao, le pétrole, la noix de cajou et le coton, qui représentent près de 65% des exportations totales de l’Union. Ils sont destinés à l’Union européenne (44%), l’Afrique (21%), l’Asie (20%) et l’Amérique (8%).

Coissance zone UEMOA: Etude sur l’économie des pays d’Afrique 

Dans son étude, Bloomfield Investment a fait ressortir les pays qui souffriront le plus de la crise sanitaire. Le Burkina et le Mali pâtiront des moindres exportations et ou de la chute des prix de l’or et dans une moindre mesure du coton, le Bénin par le coton, la Côte d’Ivoire pour le cacao mais aussi la noix de cajou ainsi que le pétrole, le Niger et le Sénégal par le pétrole, la Guinée Bissau par la Cajou.

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S’agissant des transferts d’argents qui seront réduits,  le Sénégal, le Mali et le Togo, pour qui les transferts représentant respectivement 10%, 5,5% et 7,7% de leur PIB en 2018 seront les pays de l’UEMOA, les plus impactés.

Le Cabinet Ivoirien indique en outre que les conséquences de la crise sanitaire actuelle rappellent les nombreuses failles des économies africaines et particulièrement de la zone UEMOA : entre autres, la forte concentration des produits d’exportation sur les matières premières à faibles valeur ajoutée, la faible diversification de l’économie, l’étroitesse de la capacité financière des Etats, la faiblesse des infrastructures, etc. C’est l’occasion donnée aux Etats africains de repenser leur modèle de développement, fait savoir Bloomfield Investment.

S.B.

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