Lomé (© 2026 Afriquinfos)- En Amont du 39è Sommet des chefs d’Etat de l’UA qui se tiendra les 14 et 15 février prochain à Addis-Abeba, Faure Gnassingbé, Président du Conseil de la République Togolaise et Médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans les Grands Lacs, effectue depuis ce lundi 9 février 2026, une visite de travail à Luanda, en Angola.
Le Médiateur de l’Union Africaine pour les Grands Lacs, le Togolais Faure Essozimna Gnassingbé, , effectue ce lundi 9 février 2026 une visite de travail à Luanda, en Angola, à l’invitation de son homologue angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, président en exercice de l’Union africaine, a indiqué la présidence du Conseil togolais dans une note.
Les deux chefs d’État tiendront un entretien en tête-à-tête consacré aux principaux axes du partenariat bilatéral, « en vue de définir de nouvelles perspectives de coopération mutuellement avantageuses », précise la même source.
Selon la présidence du Conseil togolais, les discussions porteront surtout sur les questions d’ordre régional et continental relatives à l’intégration, la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique, notamment dans la région des Grands Lacs.
Le président Gnassingbé, médiateur de l’Union africaine pour la résolution de la crise dans les Grands Lacs, « œuvre dans une démarche inclusive et concertée à l’instauration d’une paix durable dans cette région du continent, conformément au mandat qui lui a été confié par l’Union africaine », souligne le communiqué.
Cette mission diplomatique « s’annonce déterminante pour l’examen des enjeux majeurs du continent et la gestion de la crise à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) », à quelques jours de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, ajoute la présidence togolaise.
Cette visite intervient trois semaines après la réunion de haut niveau tenue les 16 et 17 janvier à Lomé sur la cohérence et la consolidation du processus de paix en RDC et dans la région des Grands Lacs, au cours de laquelle l’Union africaine a rendu publique l’architecture de sa médiation conduite dans l’est du pays.
Le dispositif de médiation s’articule autour de plusieurs pôles thématiques confiés à d’anciens chefs d’État africains. L’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo est chargé des questions militaires et de sécurité, tandis que l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde supervise les questions humanitaires. Le dialogue avec les groupes armés locaux est confié à l’ancien président kényan Uhuru Kenyatta.
La coopération économique régionale relève de la responsabilité de l’ancien président botswanais Mokgweetsi Masisi, alors que les questions liées à la société civile, à la réconciliation nationale et à la participation des femmes sont suivies par l’ancienne présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza.
Un secrétariat conjoint indépendant, associant le Togo, la Commission de l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), est chargé d’assurer la coordination technique du processus.
La Commission de l’Union africaine assure, pour sa part, la coordination avec les partenaires internationaux, notamment les Nations Unies, le Qatar, l’Union européenne, les États-Unis ainsi que les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
Cette nouvelle architecture vise à renforcer la cohérence des initiatives régionales et continentales en faveur d’un règlement durable du conflit dans l’est de la RDC, marqué par la persistance de violences armées et de tensions régionales.
Les présidents Gnassingbé et Lourenço entretiennent des consultations régulières sur les questions de portée bilatérale, régionale et continentale liées à la paix, à la sécurité et à l’intégration continentale, conclut le communiqué de la présidence togolaise.
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