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« Les bonnes perspectives qu'offre le secteur pétrolier ne doivent pas nous interdire d'élargir notre base de production. La diversification de notre économie se pose dès lors comme une urgente nécessité publique. Le gouvernement s'y emploie », a déclaré Sassou N'Guesso dans son message sur l'état de la nation devant le parlement réuni en congrès, comme l'exige la constitution congolaise de janvier 2002.
Selon lui, cette diversification passe par « la viabilisation des secteurs emblématiques de sa stratégie post pétrole ». Il s' agit, a-t-il précisé, principalement de trois secteurs, à savoir l' économie verte ; le secteur des mines solides et celui de l' industrie.
S'agissant de l'économie verte, avec 22 millions d'hectares de forêts, le Congo dispose de « réels atouts, pour engager le combat verte avec assurance. Ce combat a commencé avec l'amélioration de l'offre agropastorale et halieutique », a-t-il dit.
Dans le domaine agro pastoral, ces douze derniers mois, l' effort a porté sur la vaccination pour la première fois depuis 30 ans, dans la quasi-totalité des élevages du pays, contre les maladies des volailles, la peste des petits ruminants et péripneumonie contagieuse bovine.
Il a été également procédé à l'ouverture par la société Congo Agriculture (fermiers sud africains), d'une exploitation de 1.200 ha, pour une production d'environ 5.000 tonnes de maïs dans le Niari au sud du pays.
Sassou N'Guesso a aussi cité le lancement des activités agro industrielles par la société malaisienne Atama dans la Sangha et la Cuvette (nord Congo), devant aboutir en fin du premier trimestre 2013, à l'installation des palmeraies et des usines ; la mise en exploitation du deuxième nouveau village agricole à près de 150 km au nord de Brazzaville, spécialisé dans la production des poulets de chair. La production attendue est de l'ordre de 400. 000 poulets par an.
Il a fait état de l'acquisition des machines et équipements agricoles, ainsi que de la réhabilitation du Centre d'appui technique de Mpassa au sud du pays, dont la double vocation est le repeuplement du cheptel et la redynamisation du métayage bovin.
Le Congo dispose de près de 10 millions d'hectares de terres arables, très fertiles, mais à peine 2 % sont mis en valeur de façon manuelle. Et le pays doit importer chaque année pour quelque 100 milliards de F CFA de denrées alimentaires, pour satisfaire les besoins de moins de 4 millions de Congolais.


