"Cette baisse sensible de la séropositivité qui doit être poursuivie sans rélâche montre qu'en matière de prévention, de nombreux actions novatrices mis en oeuvre ont été éfficaces. On peut citer entre autres, la stratégie mobile de dépistage avec l'unité mobile ; la ligne d'appel téléphonique gratuite d'aide à distance ou "ligne jaune" ; les kermesses sida vacances" , a-t-il déclaré à cette occasion.
"En matière de prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant, sur 82 022 femmes enceintes, dépistées entre 2009 et septembre 2012, il est indiqué que 2952 femmes ont été déclarées séropositives, 1274 d'entre elles sont sous traitement antirétroviral (ARV)", a précisé le ministre de la Santé qui a par ailleurs, appélé à une mobilisation des financements internes susceptibles de mieux préparer la reponse nationale à l'épidemie du VIH et de respecter les engagements pris au niveau international face la morosité de la conjoncture économique et financière internationale.
"La morosité de la conjoncture économique et financière internationale qui a imposé des budgets d'austérité à nos partenaires au développement n'est pas sans conséquences néfastes en faveur de la lutte contre cette térrible épidemie", a indiqué françois Ibovi.
"Au plan national, a-t-il ajouté, la clôture des projets financés par la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida peuvent anihiler si l'on n'y prends garde, les acquis de la réponse au VIH, ce qui entrainerait inéluctablement l' augmentation du nombre de nouvelles personnes infectées avec pour corrolaire, une incidence sur les budgets de la prise en charge des patients" .
Pour le chef de l'Etat congolais, malgré les résultats satisfaisants obtenus ces dernières années dans le cadre de la lutte contre le VIH/SIDA, beaucoup d'efforts doivent être faits pour éradiquer totalement le VIH.
" Nous devons redoubler nos efforts pour apporter les services au plus près des populations, afin de permettre à ces dernières d' accèder plus précocement au paquet de service le plus approprié, ainsi, nous parviendrons à reduire de façon continue, l'émergence de nouvelles contaminations" , a indiqué le président Sassou Nguesso.
" Dans le cadre de la gratuité rélative au dépistage, au suivi biologique et au traitement institué par le gouvernement, j'invite le ministère de la santé ainsi que et le sécretariat exécutif permanent (SEP/CNLS) à tout mettre en oeuvre pour élargir la couverture des services sur toute l'étendue du térritoire national. Un accent particulier doit être mis sur l'élimination de la transmission du VIH de la mère à l'enfant ; la prévention auprès des groupes à risques, sans omettre les autres activités de prise en charge et de prévention" , a par ailleurs ordonné M. Sassou Nguesso à cette occasion.
Au cours de cette session qui a été présidée par le président de la république, Denis sassou Nguesso, les membres de la coordination du CNLS ont également récommandé la création d'un fonds national de lutte contre le VIH/SIDA en vue entre autres, de renforcer le mécanisme de financement national de la lutte contre cette pandémie et préserver les progrès enrégistrés au cours des dix dernières années, dans le cadre de la réponse nationale au VIH/SIDA.
Selon une étude de survéillance de deuxième génération réalisée recemment au Congo, le nombre de personnes vivant avec le VIH est de 83 000 dont 11500 attendent d'être pris en charge, tandis que, 16 000 sont actuellemnts sous traitement antirétroviral (ARV).
Selon cette étude, avec une prévalence nationale de 4,1%, les femmes sont plus touchées par le VIH que les hommes qui sont à 2,1% .
L'épidemie du VIH qui sévit au Congo, est de type généralisée, avec une prévalence nationale de 3,2% pour une population de près de 4 millions d'habitants. Cette prévalence qui varie d'un département à un autre, se situe dans l'ordre de 1,5% à plus de 4, 6%. Une enquête réalisée en 2011 révèle que la prévalence du VIH est plus élevée dans les groupres à risques tels que les professionnels du sexe (7,5%), les détenus (8,3%) et les homosexuels (26,1%).


