Cette réhabilitation, qui concerne les lieux d'incarcération des principales villes du Congo, notamment Brazzaville, Pointe- Noire et Dolisie, s'inscrit dans le cadre du programme de rénovation des édifices judiciaires.
Ce programme d'une durée de six mois est une initiative du ministère congolais de la Justice et des Droits humains.
D'un coût global de plus de 364 millions de FCFA (environ 720. 000 dollars), il bénéficie d'un soutien financier de l'Union européenne, à travers le projet d'actions pour le renforcement de l'Etat de Droit et des Associations (PAREDA).
En réhabilitation ces maisons d'arrêt, le programme inclut également la formation des détenus afin d'assurer leur réinsertion socio-professionnelle et à la fin de leur peine. "En réhabilitation ces maisons d'arrêt, il ne s'agit seulement d'assurer un confort aux détenus, mais de restaurer la dignité humaine en leur reconnaissant un minimum de droits conformément à l'article 10 du pacte international relatif aux droits civils et politiques auquel le Congo est signataire", a précisé le chef du projet PAREDA, Mahamat Saleh Ben Biang.
Selon lui, ce programme de réhabilitation des maisons d'arrêt permettra également de former les détenus afin d'assurer leur réinsertion professionnelle et sociale à la fin de leur peine, cela en y incluant les activités liées à leur alphabétisation.
Au Congo, les conditions de détentions dans les lieux de détention et d'incarcération a souvent fait l'objet des vives critiques par les ONGs de défenses des droits humains. Ces critiques font état de la vétusté de ces maisons, mais surtout inadaptées aux conditions actuelles d'incarcération tel que l' exigent les normes internationales.
A Brazzaville par exemple, la maison d'arrêt construite en 1943 pour une capacité initiale de 150 détenus, accueille actuellement plus de 600 pensionnaires. Quant à celle de Pointe-Noire érigée en 1935 pour héberger 75 détenus, en compte 250.



