M. Adada a traduit cette nécessité au cours d'un atelier de restitution de l'étude sur les conditions de ce retour organisé par le Conseil congolais des chargeurs (CCC).
Selon lui, le Congo ne doit pas rester en marge de la nouvelle donne s'il veut réellement mériter son qualificatif de pays de transit, à l'heure du développent des corridors de transport. L'économie congolaise dépendant fondamentalement de l'efficience du système des transports multimodaux, le CCG, instrument de promotion de la politique nationale, en matière de transport des marchandises, permet la facilitation et la fluidification des échanges, a-t-il dit. En effet, depuis sa création, le CCC avait réalisé plusieurs études, dont l'impact sur l'économie congolaise est considérable. Il s'agit de la création d'un Guichet Unique Maritime (GUMAR), dont la mise en place de service est prévue pour cette année; l' étude comparative de passage portuaire de Pointe-Noire et celle relative aux conditions de retour du trafic du bois nord Congo vers le port de Pointe-Noire, a rappelé le ministre Adada. A cela s'ajoutent la mise en place d'une démarche de qualité au profit des auxiliaires de transports maritimes, en vue d'améliorer les services, ainsi que l'exploitation de deux centres intégrés de marchandises à Nkayi et à Dolisie (sud du pays), destinés au stockage et à l'entreposage. Présentant le diagnostic de l'étude initiée à la demande des sociétés forestières, eu égard aux difficultés rencontrées dans l' acheminement de la production du CCC vers le port de Douala, le directeur général du Cabinet Dirigés Gérés Communication (DGC- Congo) Pointe-Noire, Pierre Dinassa, proposé des approches de solutions pour repositionner l'offre du Congo dans le domaine de transport, afin de rattraper le retard de compétitivité vis-à-vis du Cameroun. Débutée en mars 2011, cette étude a pris fin en mai 2012, a-t-on appris.
Pour M. Dinassa il faudrait formaliser la conquête des parts de marché du trafic des opérations nord Congo. Cette formalisation des parts s'étendra jusqu'en République Centrafricaine (RCA), au Sud du Tchad, Sud-est du Cameroun, à l'Ouest de la République Démocratique du Congo (RDC).
Selon lui, les ministères concernés devront mettre en place une cellule stratégique interministérielle de réflexion et d'action opérationnelle devant travailler sur les options stratégiques du Congo pour la promotion d'une économie de transport qui optimisera au mieux la vocation du Congo comme pays de transit.
Réagissant à ces propos du directeur général de DGC-Congo, le ministre des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a noté que le diagnostic présente des imperfections. Cette étude n'a pas prescrit au gouvernement la démarche à suivre pour formaliser la stratégie de reconquête, a-t-il déploré.
Intervenant à cette occasion, le directeur général du CCC, Jean-Jacques Banouani Dia Ngoma, a précisé l'une des missions de cet organe, qui est de desserrer tout goulot d'étranglement le long de la chaîne de transport de manière à offrir aux importateurs et exportateurs des services de transport à moindre coût et dans les bonnes conditions.
Cet échange devrait permettre de relever le défi de la reconquête du retour du trafic du bois nord Congo par le port de Pointe-Noire, a-t-on indiqué.


