Bangui (© 2026 Afriquinfos)- Le gouvernement centrafricain a réagi aux récentes déclarations d’Anicet Georges Dologuélé concernant la délivrance de son passeport et de son certificat de nationalité. Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 27 août 2026, à Bangui, le Ministre d’État chargé de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Évariste Ngamana, a apporté des précisions sur l’affaire.
Réagissant aux accusations selon lesquelles les autorités, notamment le Président de la République, seraient à l’origine du refus de délivrance du document, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que les procédures administratives relèvent des services compétents.
Le Gouvernement soutient ainsi que l’ancien Premier Ministre, qui avait renoncé à sa nationalité française pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de décembre 2025, doit accomplir certaines formalités relatives à sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.
Selon cette lecture, une demande de réintégration devrait être adressée au Président de la République, afin de permettre, le cas échéant, l’adoption du décret prévu par la procédure. Le gouvernement affirme que cette démarche n’aurait pas encore été engagée par le député de Bocaranga.
‘’Le Président de la République n’est ni l’administration chargée des passeports, ni le service de l’état civil, ni le greffe d’une juridiction. Il est le Président de la République, garant de la Constitution et de la continuité de l’État’’, a déclaré Évariste Ngamana.
Selon le Ministre d’État, la contestation d’une décision administrative demeure légitime dans un État de droit. Il estime toutefois que cette démarche doit s’effectuer dans le respect des institutions et des personnes.
« La liberté de critique et les voies de recours sont inhérentes à l’État de droit », a-t-il souligné, tout en appelant à distinguer la critique politique des attaques personnelles contre le Chef de l’État et les institutions.
Le porte-parole du gouvernement a ainsi invité les responsables politiques, de la majorité comme de l’opposition, à privilégier les voies légales pour contester toute décision administrative qu’ils estimeraient préjudiciable.
L’affaire continue ainsi d’alimenter le débat politique et juridique en République centrafricaine, sur fond de discussions autour de la nationalité, des procédures administratives et des droits des acteurs de l’opposition.
‘’La République, c’est le respect de la loi, des institutions et de l’État de droit’’, rappelle en outre l’exécutif centrafricain an guise de réponses aux interrogations soulevées par les déclarations de l’ancien candidat à la présidentielle.
Anicet-Georges Dologuélé avait dénoncé le refus des autorités centrafricaines de lui délivrer un passeport. Le député avait fait part de son incompréhension face à cette situation et demandé des explications.
Le Gouvernement affirme que la question doit être examinée à la lumière des dispositions légales et non dans le cadre d’une polémique politique.
V.A.



