"Le Syndicat SYGECO vient de saisir la CNIDH comme médiateur dans ce conflit pour qu'elle puisse aider à asseoir un dialogue social afin que les droits fondamentaux économico-sociaux et culturels des commerçants victimes de l'incendie du marché central de Bujumbura soient sauvegardés", a indiqué dans une conférence de presse le président de ce syndicat, Audace Bizabigomba.
C'est après que le même syndicat ait adressé en date du 5 mars 2013 une correspondance au Deuxième Vice-président de la République qui n'a pas eu de suite réservée pour demander un dialogue social avec le gouvernement afin de traiter ensemble des questions dites principales.
Ces questions qui nécessitent ce dialogue sont l'identification claire et honnête des commerçants victimes, la gestion des aides destinées à ces commerçants, la construction ou la reconstruction et la redistribution des places dans le nouveau marché à reconstruire et dans le marché provisoire dont les travaux sont en phase de finalisation.
Le SYGECO est intervenu sur demande de certains membres de la Commission chargée d'étudier la distribution des places au marché provisoire après qu'ils aient démissionné.
Selon le SYGECO, ces derniers avaient été nommés par la Deuxième vice-présidence de la République et se sont retrouvés incapables intellectuellement de négocier, de proposer et de revendiquer les droits de leurs confrères.
Pire, selon toujours le SYGECO, "le reste de la Commission leur imposait des conditions et des critères défavorisant la grande partie des commerçants victimes".
Ainsi, ils "ont demandé au Syndicat SYGECO (leur organisation) qui a la mission de défendre les droits et les intérêts des commerçants, de revendiquer et de représenter valablement ses membres", a expliqué A. Bizabishaka les raisons de l'intervention du Syndicat qu'il dirige.
Le marché central de Bujumbura a été ravagé le matin du 27 janvier 2013 par un accident causé par une batterie (rapport de la Commission mise sur pied par le procureur général de la République) et le directeur de la Société de Gestion de ce marché, Cyprien Horugavye, ainsi que l'ancien Maire de la ville de Bujumbura, Evrard Giswaswa, ont été arrêtés et écroués à la prison centrale de Mpimba.



