Nairobi (© 2026 Afriquinfos)- Pour étendre son influence en Afrique, la Chine s’attaque au Dollar. Pékin après avoir renforcé son partenariat avec le continent à travers le commerce, les infrastructures, les mines et les télécommunications, veut donner à sa monnaie, le Yuan, une place majeure dans les échanges internationaux. Et ça commence par l’Afrique.
C’est RFI qui a consacré un article au sujet. De plus en plus de pays africains, encouragés par Pékin, font recourt à la monnaie chinoise pour régler leurs importations, rembourser leurs dettes contractées auprès de Pékin ou encore effectuer des opérations financières.
Sur le continent, des pays ont déjà adopté cette nouvelle façon de fonctionner. On parle de la Zambie, où les entreprises minières chinoises peuvent désormais payer certaines taxes et redevances en yuans. Au Kenya, une partie de la dette contractée pour financer la ligne ferroviaire reliant Nairobi à Mombasa a été convertie du dollar vers la monnaie chinoise. En Angola, une grande banque commerciale doit prochainement intégrer le Cross-Border Interbank Payment System (CIPS), le dispositif de paiement transfrontalier mis en place par la Chine. De son côté, Standard Bank permet déjà d’effectuer des règlements en yuans dans 19 pays africains.
La Chine est le premier partenaire commercial de nombreux pays africains et veut se servir de cette influence pour faire changer les pratiques financières. L’objectif étant de réduire l’influence du dollar dans les échanges internationaux. Pour les pays africains, l’utilisation du yuan peut réduire l’exposition aux fluctuations du dollar et faciliter certains règlements avec la Chine.
Mais le chemin reste encore long pour bouter hors le dollar hors du continent. La monnaie chinoise n’est pas librement convertible et sa valeur comme ses mouvements de capitaux demeurent étroitement contrôlés par les autorités de Pékin. Elle représente également une part encore réduite des paiements internationaux par rapport au dollar.
Boniface T.



