Classement des Centres financiers les plus compétitifs en ce début 2026 en Afrique  

Plusieurs villes du continent africain gagnent en visibilité dans les perspectives de développement identifiées par les acteurs financiers.

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Classement des Centres financiers les plus compétitifs en ce début 2026 en Afrique
Casablanca Finance City (CFC).

Londres (© 2026 Afriquinfos)- Publié ce 26 mars 2026 par le think tank londonien Z/Yen Group en collaboration avec le China Development Institute, le Global Financial Centres Index 39 (GFCI), confirme une présence encore limitée des places africaines dans la hiérarchie mondiale. Quelques hubs émergent néanmoins, tandis que plusieurs villes du continent gagnent en visibilité dans les perspectives de développement identifiées par les acteurs financiers.

Le GFCI 39 recense 120 centres financiers à l’échelle mondiale, parmi lesquels seulement sept villes africaines figurent dans le classement principal et deux seulement figurent dans le Top 50 mondial du classement dominé par les pays développés. Casablanca (49e), Maurice (50e) et Kigali (72e) constituent le trio de tête continental, suivis par Johannesburg (80e), Cape Town (96e), Nairobi (114e) et Lagos (118e).

L’évolution des positions révèle des trajectoires différenciées où Johannesburg enregistre la progression la plus marquée, gagnant 14 places et améliorant son score, tandis que Casablanca et Maurice progressent également en classement malgré une légère baisse de leur notation.

À l’inverse, plusieurs centres connaissent des reculs significatifs avec Nairobi qui enregistre la plus forte baisse en score, tandis que Kigali et Cape Town perdent du terrain. Lagos, bien que légèrement mieux classée, voit également sa notation diminuer.

Ces variations traduisent une forte sensibilité des centres africains aux perceptions internationales. Le GFCI repose en effet sur un modèle combinant données quantitatives et évaluations d’acteurs financiers, ce qui amplifie l’impact de facteurs tels que la stabilité réglementaire, la profondeur des marchés ou la qualité des infrastructures.

Ainsi, les écarts observés s’expliquent en grande partie par des niveaux de maturité différents selon les places. Le GFCI identifie cinq piliers de compétitivité dont l’environnement des affaires, le capital humain, les infrastructures, le développement du secteur financier et la réputation.

Classement des centres financiers africains (GFCI 39, 2026)

Centre financier          Rang mondial  Score   Évolution du rang

Casablanca      49        700      +7

Maurice           50        699      +2

Kigali   72        677      -7

Johannesburg  80        669      +14

Cape Town      96        653      -4

Nairobi            114      617      -9

Lagos   118      595      +1

Les centres africains présentent des avancées inégales sur ces dimensions. Les infrastructures, notamment numériques, constituent un facteur déterminant. Le rapport souligne que la qualité des réseaux, la cybersécurité et la fiabilité des systèmes influencent directement l’attractivité des places financières.

Un tel positionnement illustre un décalage avec les grandes places internationales dominées par New York, Londres ou Singapour. Aucun centre africain n’intègre le Top 40 mondial, confirmant une insertion encore partielle du continent dans les flux financiers globaux.

Cependant, la hiérarchie régionale reste elle-même dominée par les hubs du Golfe, notamment Dubaï, Abu Dhabi et Doha, qui occupent les premières places dans la zone Moyen-Orient & Afrique. Les centres africains apparaissent ainsi dans un second cercle, malgré des progrès relatifs dans certains cas.

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