Brazzaville (© 2026 Afriquinfos)- Le bien-être physique et mentale des populations est intrinsèquement lié à l’essor économie des pays. C’est face à ce constat que l’Union africaine, via les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), a mis en place quatre stratégies multisectorielles pour faire face à ces décès évitables.
Partant du constat alarmant que : les maladies cardiovasculaires et autres MNT sont responsables de plus de 70 % des décès prématurés dans la région ; la fréquence des accidents de la route (26,6 décès pour 100 000 habitants) est en augmentation par rapport aux années précédentes, et que les troubles de santé mentale touchent désormais 14 % de la population, l’Union africaine a décidé de réagir. Par l’intermédiaire des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique), a mis en œuvre des stratégies relatives aux maladies non transmissibles (MNT), aux traumatismes et à la santé mentale afin d’enrayer les pertes humaines et économiques considérables qu’elles engendrent.
Déjà en novembre 2023, l’Union africaine et les CDC Afrique ont établi une plateforme continentale visant à promouvoir une approche pangouvernementale et sociétale de la politique de santé universelle en Afrique. Cette plateforme regroupe les organes de l’Union africaine et les Communautés économiques régionales. Deuxièmement, une position commune de l’Union africaine sur l’engagement, la coordination et l’action multisectoriels pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles (MNT), des traumatismes et des troubles de santé mentale a été élaborée et validée par les États membres en septembre 2025. En février 2026, ce cadre a été approuvé lors de la 39e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.
Troisièmement, le cadre du CDC Afrique pour les plans d’action multisectoriels permettra aux pays de renforcer leurs politiques et d’intégrer la prévention des MNT, des traumatismes et des troubles de santé mentale dans tous les secteurs, notamment la santé, la finance, l’éducation, l’agriculture et le commerce. L’élaboration de plans d’action multisectoriels requiert l’inclusion de tous les secteurs qui jouent un rôle important dans l’atténuation des risques comportementaux, socioculturels, commerciaux ou environnementaux pour la santé.
Enfin, le CDC Afrique fournira une assistance technique aux États membres de l’Union africaine pour élaborer des plans d’action multisectoriels adaptés à chaque pays et en suivre les progrès au moyen d’un tableau de bord numérique. Le programme africain pour la sécurité et la souveraineté sanitaires renforcera la transformation numérique de la santé et le financement durable.
S.B.



