Ces lignes suspendues par la RAM vers l’Afrique centrale à la faveur de la crise énergétique 2026

Afriquinfos Editeur
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Un appareil de Royal Air Maroc (DR)

Casablanca (© 2026 Afriquinfos)- Les vols Royal Air Maroc (RAM) à destination de Douala et de Yaoundé, au Cameroun, et de Libreville, au Gabon, sont suspendus jusqu’au 9 juin. Ceux en direction de Bangui, en Centrafrique, le sont jusqu’au 17 juin. Quant à Kinshasa, en RDC, et Brazzaville, au Congo, il faudra attendre le 30 juin pour une reprise de la ligne, même si ‘’des mises à jour’’ pourraient intervenir « en fonction de l’évolution de la situation », prévient la compagnie.

Cette décision a d’ores et déjà entraîné des annulations de vols alors qu’il n’est désormais plus possible de réserver des billets d’avion pour les liaisons concernées.

Dans son communiqué, la RAM explique que cette décision est une « conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient » et de la « forte hausse des prix du kérosène ». En un mois, le prix du baril de pétrole a presque doublé.

Autre raison invoquée : « un ralentissement de la demande sur certaines dessertes ». Cette mesure a été prises pour « des raisons économiques » car ces lignes étaient « lourdement déficitaires au vu de la crise du carburant », confirme une source au sein de l’entreprise détenue à plus de 98% par l’État marocain contactée par notre correspondant à Casablanca, Matthias Raynal.

Pour Didier Brechemier, expert aéronautique, si la RAM a choisi de suspendre ses vols en Afrique centrale, c’est parce qu’il s’agit d’une destination où « la sensibilité au prix est importante ». Avec la hausse du coût du carburant, les prix des billets d’avion ont eux aussi augmenté, entraînant une baisse de la demande, et enfin le choix de la compagnie de suspendre ces liaisons.

De son côté, Royal Air Maroc, qui assure 36 dessertes sur le continent, se défend d’avoir abandonné l’Afrique et s’engage à ‘’rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront’’. ‘’Bien au contraire même : 90% des liaisons sont maintenues malgré cette conjoncture économique fortement défavorable’’, reprend la source contactée par RFI au sein de l’entreprise qui précise que « si la situation géopolitique s’améliore et que les cours du kérosène baissent de manière significative, [la RAM] reprendra la plupart de ses routes africaines ».

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