Centrafrique : Tanguy Touaboy, ex-aide de camp de Bozizé tué à Bangui (Présidence)

Afriquinfos Editeur
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En vue de sécuriser la capitale centrafricaine en proie à l'insécurité à cause de l'amplification de la circulation d'armes depuis l'arrivée au pouvoir en mars de Michel Djotodia et son ex- coalition rebelle de la Séléka, les ex-rebelles fondus dans les forces de défense et de sécurité nationales mènent actuellement des opérations dites de démantèlement des caches d'armes.

Ponctuées parfois de bavures dues à la rudesse de nombre de ces ex-combattants, ces opérations se concentrent surtout dans certains quartiers et endroits stratégiques de Bangui à l'instar de l'avenue Conjugo menant de la Place des Nations Unies à l'Hôpital communautaire, considérés comme "la cible des bandits et autres criminels de tous genres à la solde d'individus déjà identifiés", selon le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué.

 "C'est une vaste opération", assure celui-ci tentant de justifier l'assassinat de l'ex-aide de camp du président déchu Bozizé, Tanguy Touaboy, par les hommes de la Séléka, un drame qui a entrainé dimanche soir une vive tension à Bangui traduite par des manifestations spontanées de la population qui en a profité pour dénoncer, une fois encore, les exactions de l'ex-rébellion.

"C'est comme ça que celui-là s'est retrouvé malheureusement mort", affirme Kodégué sans donner d'autres précisions sur les circonstances de l'ancien soldat de la garde présidentielle qui avait par ailleurs occupé les fonctions de ministre délégué à la Défense nationale sous le régime de François Bozizé. Le pouvoir de Bangui soutient qu'il est l'objet de tentatives de déstabilisation de la part de l'ancien régime, à qui il attribue la responsabilité de l'insécurité dans la capitale centrafricaine et le reste du territoire national.