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Le lundi dernier, l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) a attaqué des villes de Sam-Ouandjia, de Ouadda et de Ndélé.
Un habitant de la ville de Bria explique que ce sont en majorité les populations du quartier Bornou qui se déplacent vers Bambari pour se mettre à l'abri des hostilités. Ces habitants ont été victimes des moments difficiles lors de l'affrontement qui avait eu dans la ville de Bria entre les deux forces rebelles en présence dans la région, à savoir l'UFDR et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) en septembre 2011.
Ce sentiment de peur règnant, le monde de l'éducation est également affecté. Ce jeudi, les activités scolaires sont suspendues, faute d'élèves. L'inspecteur du fondamental 1 de la ville de Bria, Justin Azoudanga, affirme avoir constaté une absence importante des élèves à cause de l'insécurité après les attaques du lundi.
« Depuis le lundi, la population n'est pas stable. Les parents ont peur de laisser leurs enfants venir à l'école, parce qu'ils craignent pour leur sécurité, après l'attaque de Ndélé. C'est pourquoi j'ai décidé de la suspension pour une durée de quatre jours, le temps d'observer la situation sécuritaire avant de relancer les activités », a annoncé Justin Azoudanga.
Le calendrier scolaire 2012-2013 est ainsi perturbé puisque les épreuves de la composition du premier trimestre qui devaient démarrer ce jeudi ont été reportées à une date ultérieure, explique l'inspecteur.
Les attaques de l'UFDR ont été condamné par la communauté internationale.
Dans un communiqué publié mercredi, la présidente de la commission de l'Union africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, a condamné les attaques de l'UFDR, « qui constituent une violation flagrante de l'Accord de Paix Global (APG) de Libreville et sapent les efforts de consolidation de la paix en RCA » .
Elle demande à l'UFDR de « se retirer immédiatement et inconditionnellement de toutes les localités qu'elle occupe et de cesser toute action armée » et de s'inscrire dans le processus de dialogue en cours et de prendre une part active au programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) dans le nord-est du pays.


