CAN 2025 : Supporters burkinabé et ivoiriens continuent de s’allumer même après le duel Faso-Ivoire

Afriquinfos Editeur
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Un support burkinabè (DR, sport.le360.ma)

Marrakech (© 2026 Afriquinfos)- La crise diplomatique et les « incompréhensions » qui entachent, ces dernières années, les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso se sont invitées à la CAN 2025. Alors que les deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest, se sont affrontés en 8èmes de finale de la compétition avec une nette domination des Éléphants qui se sont imposés (3-0), leurs supporters ne se lâchent plus sur les réseaux entre clashs et vannes.

En quête d’une quatrième étoile et Champion en titre, la Côte d’Ivoire peut compter sur ses supporters pour les « mettre en haut « comme le dit une expression populaire ivoirienne. Face au Burkina Faso en 8ès de finale, ces derniers ont oublié d’être humbles. Sur les réseaux sociaux et même aux abords des stades au Maroc, répétaient à qui veut l’entendre que la confrontation face aux Étalons ne sera qu’une formalité, un « entrainement » avant d’aller affronter l’Égypte.

Côté burkinabé ont affichait plutôt une certaine confiance : «C’est un grand match, presque une finale. On va renverser les champions d’Afrique en titre et devenir les prochains champions», prédisait une supportrice des Etalons.

Au coup de sifflet final, l’ambiance était tout autre. La large victoire de la Côte d’Ivoire, 3 buts à 0, n’a pas arrangé les choses. Les Éléphants étaient supérieurs dans tous les compartiments du jeu et n’ont laissé aucune chance à leurs adversaires. Des centaines de vidéos et de publications ont afflué sur les réseaux sociaux pour tancer les supporters burkinabés. Ces derniers ne se laissent pas faire et espèrent que les Etalons lors de prochaines compétitions.  

Du côté des sélectionneurs, on est plus fair-play. Brama Traoré, le technicien burkinabè reconnait la supériorité des Eléphants : « Le système mis en place n’a pas fonctionné, et j’assume pleinement cette situation. Nous avons affronté des équipes du top niveau. Contre l’Égypte ou le Sénégal, nous avons rivalisé, mais ce soir, face à la Côte d’Ivoire, ça n’a pas marché. ». Pour Emerse Faé, le patron du banc ivoirien, c’est le collectif qui a fait la différence : « Ce qui me rend vraiment heureux, c’est qu’au-delà des individualités, c’est surtout la force du collectif qui a été très, très forte ce soir. ».

S.B.