Diminuée de moitié par rapport à auparavant, cette modeste consommation locale de fibres de coton est assurée par un filateur unique, la Cotonnière industrielle camerounaise (CICAM).
Du coup, la prédominance de l'activité commerciale est attribuée à l'exportation, dont "80% à destination de la Chine, suivie de l'Inde, de la Malaisie et de l' Europe", explique-t-on.
Dans le schéma de production de la SODECTON, les fibres représentent 42%, contre 54% de coton-graine répartis aussi entre 10% réservés pour la semence et 90% à l'huilerie dont la capacité de production est établie à 120.000 tonnes de graines par an, pour un potentiel de 21 millions de litres d'huile raffinée et 80.000 tonnes d'aliments de bétail.
Les pertes sont situées à 4% de la production totale de coton, une activité qui, menée par 250.000 producteurs dans les régions septentrionales du Nord, de l'Extrême-Nord et de l'Adamaoua, selon les chiffres officiels, repose sur deux variétés cultivées : Irma L484 et Irma L457.
Le rendement au champ se rapporte à 805 kilos par hectare en 2007-2008 et 1.245 kilos par hectare en 2011-2012 pour le coton-graine et 331 kilos par hectare en 2007-2008 et 523 kilos par hectare en 2011-2012 pour les fibres.
Pour la présente saison 2012-2013, les prévisions de production initialement portées à 250.000 tonnes ont été revues à la baisse à 227.000 tonnes, à cause des graves inondations survenues dans le Nord et l'Extrême-Nord entre août et octobre, entraînant la destruction d'environ 12.000 hectares de champs de coton, d'après une évaluation provisoire récemment communiqué à Xinhua.


