"L'introduction de ce nouveau vaccin est d'une importance capitale, car, elle permet de sauver la vie de nombreux enfants", a déclaré la coordonnatrice-résidente du système des Nations unies au Cameroun, Najat Rochdi, rappelant que "chaque enfant a droit à la vaccination et aux soins essentiels".
Ce vaccine, aqcuis grâce à un financement de 2,1 milliard de francs CFA fourni par le gouvernement camerounais avec le concours de l'Ong Gavi Alliance pour la première phase de vaccination à destination de quelque 814.000 nouveaux-nés sur l'étendue du territoire national, est le onzième intégré dans les activités de vaccination de routine du Programme élargi de vaccination (PEV) depuis une dizaine d'années.
Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a souligné une "réponse appropriée du gouvernement face aux problèmes de santé que rencontrent les Camerounais". Avant de saluer "l'apport exceptionnellement déterminant des partenaires bilatéraux", dont la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Norvège et les Etats- Unis dans la conduite de cette opération.
Depuis 2002, a-t-il précisé, ces pays ont débloqué un total 151 millions de dollars de financement pour soutenir le PEV qui prend également en compte la tuberculose, la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la rougeole et la fièvre jaune dans les dix régions du Cameroun.
Pour la période 2014-2016, le Cameroun recevra 7 millions de dollars supplémentaires des partenaires bilatéraux, d'après l' ambassadeur de France au Cameroun, Christine Robichon, pour qui " la France fait de la lutte contre la mortalité infantile une priorité de sa politique de santé".
La première dame Chantal Biya, nommée ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO le 14 novembre 2008, n'a pas prononcé de discours. Mais, elle a donné le coup d'envoi de la campagne en administrant des gouttes de vaccin à quelques enfants.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un peu plus de 500.000 enfants de moins de 5 ans meurent de diarrhées à rotavirus chaque année, en particulier dans les pays à faible revenu d' Afrique et d'Asie. En Afrique subsaharienne, on estime à environ 155.000 décès annuels dus à ces diarrhées.
La connaissance de cette pathologie reste encore faible au Cameroun. En effet, seulement 18% des personnes en charge des enfants connaissent le rotavirus, selon le rapport 2011 de l' Institut national de la statistique (INS).
Les diarrhées à rotavirus sont des diarrhées sévères et très contagieuses qui attaquent et détruisent les cellules de la paroie interne de l'intestin grêle. Elles sont fréquentes chez les nourrissons et les jeunes enfants.
Elles se manifestent par une forte fièvre, des vomissements, la perte d'appétit et du poids avec pour conséquence l'amaigrissement et éventuellement la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique, au-delà de la réhydratation du nourrisson par voie orale.
Ces diarrhées peuvent néanmoins être prévenues par l' allaitement maternel exclusif jusqu'à 6 mois, une bonne hygiène alimentaire et hydrique, le lavage systématique des mains avant et après chaque repas, après chaque selle, ainsi qu'après avoir été en contact avec une personne infectée, ainsi que la vaccination systématique de tous les nourrissons, à en croire les spécialistes.


