Avec principalement dans son agenda l'évaluation de la situation économique au cours des dix derniers mois de 2012 et des perspectives pour 2013, cette mission classique s'entretiendra avec les autorités camerounaises sur des dossiers spécifiques des opérations pétrolières, de la dette de l'Etat, de la politique monétaire et de crédit, du secteur bancaire et financier, des filets sociaux, de la réforme de la gestion des finances publiques, etc.
Lors de sa récente visite en mai, l'équipe de Zamaroczy, après avoir constaté une évolution positive de la croissance économique à 4,2% du PIB en 2011 contre 3% en 2010, et un taux d'inflation contenu à moins de 3%, selon les estimations officielles camerounaises, avait recommandé de renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières ainsi que l'efficacité de la dépense.
Ses prescriptions avaient aussi porté sur la poursuite de la réalisation des investissements structurants, la promotion du secteur privé grâce à l'amélioration du climat des affaires puis le renforcement de la solidité du secteur financier, afin qu'il joue efficacement son rôle d'intermédiation.
"Dans l'ensemble de ces propositions, nous étions sur un certain nombre de sujets : promouvoir la croissance, assainir le système financier, renforcer les recettes et mieux gérer les dépenses (..) le budget de l'année prochaine va probablement intégrer un certain nombre de ces propositions", résumé le chef de mission à la presse au terme d'une rencontre avec le ministre des Finances Alamine Ousmane Mey.
Après avoir cessé d'être sous programme du FMI suite au franchissement du point d'achèvement de l'initiative PPTE (pays pauvres et très endettés) de la Banque mondiale en 2006, le Cameroun reçoit chaque année depuis 2010 deux missions annuelles d' évaluation de la situation économique et de cadrage budgétaire de ces deux institutions de Bretton Woods associées à la Banque africaine de développement (BAD). Les deux parties parlent d'un "dialogue permanent" relatif à leur coopération.


