« La campagne de vaccination préventive contre la méningite A contribuera à éliminer les épidémies liées à cette maladie qui est un véritable problème de santé publique», a déclaré à la presse André Mama Fouda, en précisant que « des études épidémiologiques ont montré que cette tranche d'âge est la plus vulnérable ».
Au Cameroun, 122 décès ont été enregistrés en 2009 pour 1001 cas détectés, contre 71 décès (835 cas) en 2010. Une nouvelle hausse a été déclarée en 2011 par les autorités sanitaires, soit 191 morts pour 2733 malades contre 74 décès sur les 671 cas de méningite constatés en 2012.
Quatre régions sont à risque, au regard des données épidémiologiques du ministère de la Santé publique. L'Adamaoua a déclaré des épidémies de méningite en 2010, celle de l'Extrême- nord entre 2007 et 2009, le Nord en 2004 et le Nord-Ouest entre 2001 et 2004.
Une première campagne de vaccination de masse lancée en 2011 dans ces localités avait permis de vacciner 2,5 millions de personnes contre la méningite A.
Selon le ministre de la Santé publique, cette forme est la plus courante et la plus meurtrière. C'est pourquoi toutes les opérations liées à cette campagne sont gratuites dans les régions concernées, afin de vacciner au minimum 2,9 millions de personnes représentant 70% de leur population globale (20,6 millions d'habitants).La campagne de vaccination financée à 1,5 milliards de francs CFA (environ 3 millions USD) grâce au concours de l' Organisation mondiale de la Santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) se fera en postes fixes dans les formations sanitaires et en postes fixes temporaires (lieux de culte, marchés, chefferies, écoles, universités, prisons, quartiers, etc.).
En Afrique, le méningocoque du groupe A est responsable de 85% des grandes épidémies des pays de la ceinture méningitique et le Cameroun en fait partie, selon les Nations Unies. L'on dénombre un nombre annuel de 170.000 morts à travers le monde.
Malgré les moyens de prise en charge, appropriés et des antibiotiques adéquats, le ratio décès-cas peut atteindre 10% dans les pays industrialisés et être plus élevé dans les pays pauvres. En effet, d'après les estimations, 10 à 20% des survivants développent des séquelles permanentes comme la surdité, l' épilepsie, le retard mental, etc.


