M. Kazungu a précisé que cette loi viendrait notamment protéger le droit à la vie des albinos au Burundi, dont 18 ont déjà été tués à cause des pratiques obscurantistes ainsi que des femmes répudiées par leurs maris suite à des naissances des enfants albinos taxés souvent de "fantômes".
La dite loi, a-t-il poursuivi, contribuerait à protéger ces enfants dont la paternité leur est souvent refusée et qui sont souvent non enregistrés à l'état civil, non scolarisés, non soignés et dépourvus des droits d'héritage à la terre et aux autres biens dans la mesure où ils sont rejetés par leurs propres familles.
L'autre droit bafoué des albinos, considérés par la plupart des Burundais comme des personnes "anormales", est l'accès au travail, a insisté le président d'ASF-Burundi.
M.Kazungu a aussi déploré l'abandon d'école par une trentaine des enfants albinos suite aux maladies des yeux liées à l' albinisme, malgré un progrès enregistré dans le domaine de l' éducation par l'ASF depuis sa création en 2002, où plus de 300 enfants albinos sont au banc de l'école.
De plus, a-t-il ajouté, une quinzaine d'albinos du Burundi souffrent du cancer de la peau consécutive à l'albinisme, une maladie sans traitement au niveau local.
Les albinos burundais souffrent d'une dépigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux, due à l'absence de la mélanine et "ne sont nullement porteurs ni de malédiction ni de chance comme c'est répandu dans certaines croyances populaires".



