Burundi : Le gouvernement invité à améliorer l’accès à l’éducation pour les handicapés

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture

"Le très peu de jeunes handicapés qui parviennent à bénéficier de la formation dans les centres de métiers le sont grâce à des initiatives privées comme celles des confessions religieuses, reçoivent des enseignements au rabais", a affirmé jeudi le 1er vice-président de l'UPHB, Jean-Claude Niyongabo, à l'agence Xinhua.

Les programmes de formation élaborés dans ces centres et le processus de recrutement des enseignants ne sont pas homologués par les autorités nationales en charge des questions éducatives, a- t-il déploré.

Cela est un problème réel qui empêche les lauréats jeunes handicapés finalistes dans ces centres de métiers à ne pas s' insérer dans la société burundaise, a-t-il indiqué.

La cause majeure de cette situation, a-t-il expliqué, est le fait que la formation dispensée renferme un contenu théorique ne pouvant pas déboucher à l'acquisition d'un emploi décent dans les entreprises publiques ou privées.

Là où le bât blesse, a-t-il souligné, c'est que beaucoup d' employeurs privés font preuve de discriminations contre les jeunes handicapés lorsqu'ils présentent leurs dossiers de candidature pour postuler à des emplois liés aux filières de formation fréquentées.

Pour M.Niyongabo, l'inaccessibilité aux infrastructures et le manque des enseignants qualifiés en pédagogie inclusive constituent les barrières les plus importantes qui bloquent les jeunes handicapés burundais pour l'accès à l'éducation, a-t-il fait remarquer.

M. Niyongabo a déploré que le secteur des personnes handicapées au Burundi soit appuyé aujourd'hui par très peu de partenaires internationaux.

"Si vous regardez par exemple dans le domaine des enfants vulnérables, on trouve que l'UNICEF est là pour appuyer le gouvernement en la matière, pour les femmes l'ONU-Femmes s'en charge. Toutefois au Burundi, on n'a pas encore une agence spécialisée du système des Nations Unies pour appuyer les programmes en faveur des personnes handicapées", a dit M.Niyongabo.

     Pour lui, au niveau du des Nations Unies à New-York, on devrait imaginer à mettre en place une agence spécialisée pour les personnes handicapées. L'avantage, a-t-il noté, c'est la mobilisation des ressources devient facile et l'expertise ad hoc s' en suit.

     Comme les Nations Unies ont mis en place la convention internationale sur les droits des personnes handicapées, a-t-il insisté, c'est mieux qu'il y ait une agence qui s'assure de sa mise en oeuvre.