Le Burundi gagne des batailles contre le paludisme, mais pas la guerre

Afriquinfos Editeur
1 Min de Lecture

Des améliorations sont constatées notamment au niveau de l'utilisation de la moustiquaire et la prévalence du paludisme, a affirmé Dr Dionis Nizigiyimana, secrétaire permanent au ministère burundais de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

En effet, 63 % des ménages possèdent au moins une moustiquaire imprégnée d'insecticide (MII) contre 53% des ménages en 2010. De plus, l'utilisation des MII a légèrement augmenté depuis l'enquête démographique et de santé de 2010, passant de 45% à 54 % chez les enfants de moins de cinq ans et 50 % à 56% chez les femmes enceintes.

Le paludisme constitue 43,6 % des motifs de consultation générale dans les centres de santé et 64,2% des consultations des enfants de moins de cinq ans. Cette maladie est aussi responsable de 48% des décès hospitaliers chez les enfants de moins de cinq ans, a-t-il mentionné.

Par ailleurs, le paludisme est répandu à travers tout le pays sous forme endémo-épidémique avec quelques variations géographiques. Le Burundi est l'un des pays d'Afrique subsaharienne où le paludisme constitue un problème de santé publique et un fardeau socio-économique, a-t-il encore signalé.