Burundi : Le mea culpa des syndicalistes

Afriquinfos Editeur
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« Ce n’est pas par notre volonté que nous décidons d’arrêter le travail. Si nous prenons cette décision, c’est-à-dire que toutes les voies ont déjà échoué », s’explique Emmanuel Mashandari, président du Conseil national du personnel enseignant du secondaire (CONAPES) tout en demandant aux directeurs  des écoles à régime d’internat de donner assez de temps aux élèves et aux enseignants pour qu’ils puissent retourner à leur lieu de travail.

Il souligne que n’eût été « l’entêtement du gouvernement qui  tarde à répondre aux doléances des syndicalistes », les enseignants ne seraient pas amenés à suspendre le travail. Il demande au gouvernement de privilégier le dialogue et le consensus pour éviter des pertes.

Seulement, le premier vice-président de la République, Thérence Sinunguruza, a lancé un appel ce mardi aux enseignants  en grève surtout ceux du secondaire  à observer une trêve afin de permettre au Comité National de Dialogue Social d'analyser leur revendication. C’est surtout ce qui concerne les disparités salariales des fonctionnaires. C’est le 1er vice-président de la République lui-même qui a lancé les activités  de ce comité ce mardi 25 juin.

Rappelons que ces syndicalistes ont arrêté ce mouvement de grève sans aucun compromis, sans aucune promesse. Pour eux, c’est seulement pour donner les examens et terminer l’année, d’après Eulalie Nibizi, présidente du syndicat Steb, qui rassemble les enseignants du primaire. C’est donc une trêve. Ces enseignants du primaire ont observé cette trêve depuis ce lundi 24 juin.