Burundi : Abdoulaye Bathily, nouveau médiateur de l’ONU

Afriquinfos Editeur
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Issu du Parti africain pour l'indépendance (PAI), le professeur sénégalais Abdoulaye Bathily, aura pour mission de  lutter contre l'injustice et les inégalités. Pour le secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon qui a porté son choix sur lui, son expérience en la matière contribuera beaucoup à la réussite de cette mission.

Avant d'être nommé médiateur au Burundi, Abdoulaye Bathily occupait les fonctions de chef du Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale. Pendant près de trente ans, il a occupé la présidence de la Ligue démocratique, et s’est longuement impliqué dans les questions de règlement de conflit en Afrique notamment dans les questions de crise en Guinée-Bissau, au Mali et en Centrafrique.

Parallèlement à sa carrière politique, le nouveau médiateur s'était également engagé dans des combats panafricains comme lors d'une marche anti-apartheid à Dakar, en 1985, en soutien à Nelson Mandela ainsi que dans le Mouvement du 23 juin, opposé à un troisième mandat de l'ex-Président sénégalais Abdoulaye Wade.

 Début de mission

Quelques heures après sa nomination, le nouveau médiateur de l'Onu est arrivé dans la capitale burundaise suite à l’appel urgent lancé par les Nations unies.

«À l'approche des élections, le Secrétaire général appelle tous les dirigeants politiques burundais à faire face à la crise politique actuelle avec le plus grand sens des responsabilités. Il les exhorte à reprendre le dialogue politique sérieusement en vue de créer un environnement propice à des élections pacifiques, crédibles et inclusives», pouvait-on lire dans un communiqué des nations unies publié dimanche dernier.

Hier mardi, une réunion s’est tenue à cet effet avec des représentants de l'Union africaine et les parties prenantes du dialogue inter-burundais.

Mais le parti au pouvoir burundais a déjà annoncé que la question du calendrier électoral et de la candidature du président Pierre Nkurunziza restaient non négociables.

Depuis environ deux mois,  le Burundi est plongé dans une crise suite à la volonté du président Pierre Nurunziza de briguer un troisième mandat. La crise s’est amplifiée suite à un coup d’Etat manqué le 13 mai dernier.

P. Amah