Le ministre Gaciyubwenge a fait cette remarque lors d'une cérémonie d'ouverture d'un atelier de restitution d'une étude sur la perception générale et besoins de la population en matière de la sécurité au Burundi.
Cette enquête, menée auprès d'un échantillon de 1.971 personnes sur l'ensemble du territoire avec pour cible 59 communes sur les 129 que compte le pays, était commanditée dans le cadre du mémorandum d'entente Burundo-Néerlandais sur le Développement du Secteur de Sécurité (DSS).
Le général Gaciyubwenge a précisé que des actions de suivi sont en cours dans le but de relever les défis identifiés dans le secteur de la sécurité, à savoir le banditisme, la pauvreté, le chômage, l'alcoolisme et les conflits fonciers.
Pour le consultant en gouvernance, élections et conflits, Zénon Manirakiza, l'étude révèle cependant que plus de 25% des personnes interrogées, disent avoir été personnellement victimes d' infractions ou de délits dans un intervalle d'une année.
Les délits ou infractions subis, a précisé M. Manirakiza, concernent principalement les vols ou les violences verbales.
Citant également l'étude, M. Manirakiza a indiqué que plus de 70% de personnes interrogées estiment que personne n'est à l'abri de la violence au Burundi.
D'après Van Den Boogaard Alwin, directeur du Programme DSS en exécution des clauses du mémorandum d'entente Pays-Bas-Burundi, la police bénéficie auprès de la population, d'une image nettement moins positive que celle accordée à l'armée. Des faits de corruption, des mauvais traitements et d'indiscipline constituent les principaux griefs reprochés à la police



