"Si l'on considère l'enquête qui a été menée par la Banque Centrale au mois d'août dernier, entre 12% et 12,5% de la population adulte burundaise possèdent un compte dans une institution financière et 48% de l'épargne est gardée à la maison (..) au moment où le secteur de la micro finance a évolué positivement", a affirmé Cyprien Ndayishimiye, secrétaire exécutif du réseau des institutions de microfinances au Burundi (RIM).
Pour illustrer ses propos, C. Ndayishimye a indiqué que l' épargne a évolué de 56,8% dans les institutions de microfinances entre décembre 2010 et décembre 2011 et que le nombre des épargnants est passé de 402.000 à 500.000 pour la même période.
Il a reconnu tout de même qu'épargner dans les microfinances reste un grand défi pour diverses raisons, dont la pauvreté monétaire.
M. Ndayishimiye estime toutefois que l'épargne est une question de volonté, une attitude, une clairvoyance et non une question de richesse, ajoutant que l'on épargne en fonction du revenu, mais qu' on ne doit pas nécessairement épargner de gros montants.
Parmi les autres raisons du manque d'engouement à l'épargne, il a cité l'éloignement des institutions financières, la méconnaissance des procédures pour ouvrir un compte, le manque d' informations sur les avantages et la crainte de ne pas disposer de son argent au moment voulu, pour dire que les gens s'adonnent souvent à des activités spéculatives.



