Burkina Faso/Michel Kafando pour le consensus autour de la transition

Afriquinfos Editeur
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«Plus qu'un honneur, c'est une redoutable responsabilité qui m'échoit, dont j'entrevois déjà les écueils et l'immensité de la tâche. J'ai naturellement accepté comme chaque fois lorsque que j'ai été sollicité par le devoir». C’est ainsi que le nouvel chef d’Etat burkinabè s’est exprimé à l’issue de sa désignation.

Environ deux semaines après la chute de Blaise Compaoré c’est sur le diplomate Michel Kafango que le choix é été porté pour désormais diriger le pays. Il a été préféré à l'ex-ministre Joséphine Ouédraogo et au journaliste Cherif Sy, les deux seuls autres candidats à avoir été auditionnés par le collège de désignation, un organe de 23 membres dans lequel les civils étaient majoritaires.

Sa désignation doit encore être confirmée par le Conseil constitutionnel avant d'être définitivement validée.

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Agé de 72 ans, Michel Kafando a fait toute sa carrière dans la diplomatie. Après des études de droit public et de sciences politiques à Dakar jusqu'en 1968, il se rend en France, puis à Genève (Suisse). Là, il obtient un diplôme de formation diplomatique au Centre européen de la dotation Carnegie.

A son retour au Burkina Faso, il intègre le ministère des Affaires étrangères, enchaînant les postes de directions: coopération internationale, relations internationales, organisations internationales.

Cette dernière expérience le mène à l'ONU où il devient une première fois ambassadeur de son pays (1981-1982). L'année suivante, il prend la tête de la diplomatie nationale au sein de plusieurs gouvernements, la Haute-Volta connaissant alors une forte instabilité.

Plusieurs années plus tard, Michel Kafando retourne aux Nations Unies. Il représente désormais le Burkina Faso à New-York, où il passera treize ans, de 1998 à 2011.

P. Amah