Gaborone (© 2025 Afriquinfos)- La performance historique du Bostwana aux Mondiaux d’athlétisme n’est pas passée inaperçue du côté de Gaborone. Les dirigeants de la première nation africaine à remporter le 4×400 m, ont décrété une journée fériée pour célébrer leurs « diamants ».
Ce n’est plus un coup de chance, le Botswana est bien désormais, une nation avec laquelle, il faut compter dans le monde de l’athlétisme. Après l’exploit de Letsile Tebogo qui est devenu aux J.O de Paris, le premier athlète africain à remporter l’Or sur le 200m, au tour de l’équipe de relais du même pays de s’imposer aux Mondiaux de Tokyo sur le 4×400 m devant les Etats-Unis, qui avaient fait de cette épreuve leur chasse-gardée lors des dix dernières éditions. Là encore, une première africaine.
Aussi, les autorités botswanaises comptent bien célébrer avec faste ce qu’elles considèrent comme une « une victoire africaine historique ». Depuis New-York où il participait à l’AG des Nations Unis, le président Duma Boko n’a pas manqué de féliciter les médaillés d’or que sont Lee Bhekempilo Eppie, Letsile Tebogo, Bayapo Ndori et Busang Collen Kebinatshipi.
« Je ne manquerai pas de dire à tout le monde que les diamants naturels du Botswana ne sont pas seulement dans le sol, ils sont nos athlètes champions du monde », a déclaré le président, qui, pour honorer ces héros a annoncé que le lundi 29 septembre serait un jour férié pour célébrer cet exploit, un jour avant le jour de l’indépendance du pays.
Cerise sur le gâteau, le Bostwana a terminé cinquième au classement général des médailles du championnat – derrière les États-Unis, le Kenya, les Pays-Bas et le Canada – son meilleur classement après avoir remporté deux médailles d’or, une d’argent et une de bronze.
Le pays d’Afrique australe, connu pour être un modèle de démocratie et de gouvernance, fait désormais parler de lui dans l’excellence sportive.
S.B.



