BAC II, session 2024-2025 au Togo: Zoom sur la lauréate la plus âgée et la plus jeune

Afriquinfos Editeur
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BAC 2 2025, Des éléves consultant leurs résultats (DR-Le Clik)

Lomé (© 2025 Afriquinfos)-  Les résultats du baccalauréat deuxième partie (BAC II 2025) au Togo sont connus depuis ce 13 juillet. Parmi les lauréates, on en récence une plus jeune et une plus âgée. Mlle Dadjo Détoma Raïsa, âgée de 15 ans, est la benjamine des lauréates de cet examen qui donne accès aux études universitaires. Elle a composé au Lycée de Hihéatro, dans la région Plateaux-Est. À l’opposé, Mme Lawson Hetcheli Davi Yaa Catherine, âgée de 61 ans, l’aînée de la session, a obtenu son diplôme au centre du Lycée de Bè-Kpota, dans le Grand-Lomé.

’Les résultats sont positifs, je suis très contente de sortir d’emblée. Je remercie Dieu de m’avoir protégée durant le septembre jusqu’en terminale. Je n’ai jamais échoué, j’ai fait très surprise. Je remercie encore mes enseignants et surtout mes parents qui m’ont formée depuis la maison’’.

Selon ses compagnons de classe, Raissa est une élève discrète, mais appliquée.  ‘’Elle est toujours attentive, elle participe activement aux cours et affiche une rigueur constante. Elle travaille bien. Elle est aussi courageuse et battante. C’est une fille courageuse’’, témoigne-t-on.

Ce même avis est partagé par le corps professoral qui n’est aucunement pas surprise de cet exploit. ‘’Raïssa  une fille exemplaire du côté du travail et du comportement. Danyo c’est l’une de nos meilleures élèves. C’est une fille très attentive et au niveau du travail, elle est impeccable. On l’apprécie. On la remarque toujours quand elle s’agit du travail. C’est une fille très disciplinée, bien éduquée. C’est la réussite que l’on espérait du début. On savait qu’elle allait réussir à la fin de l’année’’, a confié un des professeur du Lycée Hihéatro.

Après ce brillant succès, Raïssa envisage désormais de poursuivre ses études à l’université. Mais avant de s’engager dans une filière, celle qui reste une passionnée du stylisme souhaite rencontrer un conseil d’orientation pour mieux définir son projet professionnel..

Cette diversité d’âge et de parcours illustre le caractère inclusif du système éducatif togolais et l’engagement de la population, quel que soit l’âge, en faveur du savoir. Ainsi, ces deux candidates illustrent un symbole fort d’inclusion et d’espoir pour une école ouverte à tous, quels que soient l’âge ou le parcours de vie.

Dans l’ensemble, le Togo signe une performance historique à l’issue de cette session de juin 2025, avec un taux de réussite de 72,63 %, contre 46,71 % en 2024, le pays enregistre une progression spectaculaire de 25,92 points, fruit d’un travail collectif entre les autorités, les enseignants, les élèves et les familles. Une dynamique inédite dans l’histoire récente du système éducatif togolais.

Pour cette session, 100 303 candidats se sont présentés au BAC II 2025, soit près de 30 000 de plus qu’en 2024, où l’on en comptait 70 661. Cet accroissement de 29,55 % témoigne non seulement d’un engouement croissant pour ce sésame académique, mais aussi de l’élargissement progressif de l’accès à l’enseignement secondaire dans le pays.

Les garçons représentent 56,69 % des candidats, soit 56 868 inscrits, contre 43,30 % pour les filles (43 435), une répartition qui reste stable par rapport aux années précédentes. Toutefois, les autorités éducatives plaident pour un renforcement des politiques d’équité de genre, afin de favoriser une participation accrue des jeunes filles au cycle secondaire.

La série A4, à dominante littéraire, reste la plus fréquentée avec 45 377 candidats, devant la série D (scientifique) qui enregistre 41 059 inscrits. Cette prédominance de la filière littéraire, bien qu’historique, questionne la capacité du système à orienter davantage les élèves vers les filières scientifiques et techniques, alignées sur les objectifs de transformation économique du pays.

Selon les responsables des ministère des enseignements secondaire et supérieur, trois facteurs principaux expliquent cette amélioration des résultats.

D’abord, l’instauration d’un baccalauréat blanc national a constitué un levier important. Il a permis de préparer psychologiquement et méthodologiquement les élèves, tout en offrant aux enseignants un outil d’évaluation efficace pour affiner les révisions.

Ensuite, le poids des redoublants a joué un rôle déterminant. Face à l’échec massif de 2024, plus de 53 % des candidats avaient repris leur classe de terminale. Rompus à l’exercice, ils ont abordé le BAC II 2025 avec plus de rigueur, de maturité et de préparation.

Enfin, le bon déroulement de l’année scolaire 2024-2025, sans perturbation majeure, a favorisé un enseignement stable et continu.

Malgré ce taux de réussite, les défis restent considérables. Il faudra notamment poursuivre les réformes sur l’orientation, renforcer la place des filières scientifiques et techniques, améliorer les infrastructures éducatives, et réduire les disparités régionales et sociales.

Ces résultats du baccalauréat marquent la fin de l’année académique 2024-2025 et donc le début des vacances.

V. A.