Réunion de Nouakchott : AQMI et Boko Haram à l’ordre du jour

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La rencontre des pays du champ à Nouakchott a été élargie au Nigeria pour "faire le point sur les liens entre AQMI et Boko Haram", a indiqué dimanche à Alger le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, lors d'une rencontre avec la presse au siège du ministère.

Le Nigeria sera associé aux discussions afin de "voir comment peut s'établir une coordination" entre ce pays et ceux du champ, a expliqué le ministre délégué.

A l'occasion de cette réunion, les ministres examineront les moyens de renforcer leurs liens de coopération en matière de lutte antiterroriste dans la zone sahélo-saharienne, qui a été marquée des derniers temps par plusieurs attaques terroristes et des prises d'otages occidentaux par AQMI.

La réunion de Nouakchott permettra également de définir une stratégie unifiée pour faire face à la menace terroriste dans la région.

Vendredi dernier, le groupe islamiste radical Boko Haram a lancé une série d'attaques coordonnées dans le nord du Nigeria, qui ont fait au moins 150 morts et des dizaines de blessés.

Parmi les principaux défis auxquel font face ces pays figurent, en plus du terrorisme, les trafics en tous genres, la difficulté de contrôler les frontières, et la prolifération des armements issus de l'insurrection libyenne.

La réunion de Nouakchott fait partie d'une série de rencontres semestrielles prévues entre les ministres des Affaires étrangères des pays du champ, et fait suite aux rencontres d'Alger, en mars 2010, et de Bamako en mai 2011.

Les pays du champ disposent déjà d'un état-major conjoint basé à Tamnarasset en Algérie, à travers lequel ils échangent des renseignements pour mieux coordonner leur action, en vue de resserrer l'étau sur les salafistes armés qui opèrent dans la zone.

Cette rencontre intervient alors que vient d'éclater dans le nord malien une nouvelle rébellion des Touaregs contre le pouvoir central de Bamako.