Côte d’Ivoire, Togo, Burkina Faso bons exemples en matière de transparence budgétaire en Afrique selon un Rapport

Washington (© 2021 Afriquinfos)- La Côte d’Ivoire, le Togo et le Burkina Faso satisfont aux exigences minimales de transparence fiscale telles que définies par Washington. C’est ce qu’indique l’édition 2021 du rapport sur la transparence budgétaire, du département d’Etat des USA.

Le document rendu public ce 25 juin 2021 prend en compte le niveau de transparence fiscale de 141 pays cibles dont 16 Etats africains analysé sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2020.

Parmi les Etats du continent, on note seulement 3 pays de l’Uemoa  (la Côte d’Ivoire, le Togo et le Burkina Faso) et sept de la CEDEAO qui satisfont aux exigences minimales de transparence fiscale telles que définies par Washington.

Les pays évalués ont été classés en trois groupes. Le premier concerne les pays ayant satisfait aux exigences minimales de transparence fiscale notamment par la publication de leur budget et des documents financiers fiables. Le deuxième comporte les pays qui ont fait des progrès significatifs et le troisième ceux  qui  n’ont pas réalisé de progrès considérable en matière de transparence fiscale.

Le Togo, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso (pays de l’Uemoa) sont classés dans le premier groupe avec 13 autres pays africains à savoir l’Afrique du Sud, le Botswana, le Cap Vert,  la Gambie, le Ghana, le Kenya, l’Ile Maurice, le Maroc, la Namibie, le Nigéria, les Seychelles, la Tunisie et l’Ouganda.

Douze (12) pays africains font partie du deuxième groupe qui vient rappeler les efforts réalisés par les Etats africains pour améliorer leurs transparences fiscales dans un processus d’assainissement de leurs dépenses publiques et de lutte contre la corruption. Et donc, deux pays : le Nigeria et la Gambie, ont réalisé des progrès importants en rejoignant cette année, la catégorie des pays satisfaisant aux exigences minimales de transparence budgétaire. 25 pays font partie du troisième groupe.

Ce rapport annuel réalisé en consultation avec les gouvernements, les Organisations de la société civile et les ONG internationales, n’évalue pas la corruption.

D’après le département d’Etat des USA, « la constatation qu’un gouvernement « ne satisfait pas aux exigences minimales de transparence fiscale » ne signifie pas nécessairement qu’il existe une corruption importante au sein du gouvernement ». Et d’ajouter : « de même, le fait de constater qu’un gouvernement « satisfait aux exigences minimales en matière de transparence fiscale » ne reflète pas nécessairement un faible niveau de corruption ».

 Sur l’échelle mondiale, 74 gouvernements ont satisfait aux critères de transparence de base. Dix-sept des 67 gouvernements ne répondant pas aux exigences minimales ont réalisé des progrès importants.

La transparence budgétaire est un élément essentiel d’une gestion efficace des finances publiques. Le mécanisme contribue au renforcement de la confiance des marchés privés et est indispensable à la viabilité économique.

V.A.

 

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