Onze marins philippins retrouvent la liberté après trois mois bloqués au large de Maurice

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Les marins se trouvent à bord d'un navire battant pavillon panaméen, le Markella, qui faisait l'objet d'une saisie conservatoire dans la rade de Port-Louis depuis le 19 septembre dernier.

Le navire faisait l'objet de cinq saisies conservatoires pour non-paiement de dettes.

C'est la compagnie d'assurance norvégienne Skuld, qui avait initié une action contre les propriétaires du bateau, en soutenant qu'ils lui devaient une somme de 776 220,57 USD sous forme de primes d'assurance. Selon la décision de la justice mauricienne rendue publique mardi, la plaignante n'a pu établir sans le moindre doute possible que tel était le cas.

Au total, six procès ont été entendus en même temps. Cinq avaient comme plaignante, de son nom complet Assuranceforeningen Skuld (Gjensidig), la compagnie d'assurances norvégienne, qui avait logé quatre plaintes contre diverses parties, la cinquième ayant été une action ex-parte. La sixième plainte émanait, elle, du bateau et de la société regroupant ses propriétaires, la Navinord SA.

Ne pouvant payer les frais du port, ne pouvant non plus quitter Maurice et en attendant la décision de la Cour, le Markella avait jeté l'ancre à deux milles du port. Au fil du temps, il était devenu un cargo-prison pour ses marins.

Au départ, les marins philippins pensaient que le problème allait être rapidement réglé entre l'armateur et ses créanciers, mais ils ont vite déchanté et constaté qu'ils avaient été littéralement abandonnés par les uns et les autres au large de Port-Louis.

Leurs salaires n'étaient plus payés et la situation devait empirer quand la réserve de gasoil est épuisée.

C'est grâce à l'Apostolat de la mer qui organise un service de ravitaillement des marins, avec l'aide du syndicat des employés du port, que les marins ont pu survivre.

Toutefois, au début de décembre, le capitaine du Markella fut autorisé à regagner son pays pour assister aux obsèques de son fils, décédé à la suite d'une longue maladie.

L'équipage fut ainsi réduit à onze marins abandonnés de tous dans l'océan Indien. Jusqu'à la décision de la justice mauricienne intervenue mardi.

Les marins attendent maintenant le retour de leur capitaine pour reprendre le large et regagner leur pays.