‘Africa Forward 2026’: Cette exhortation de Macron autour de l’amélioration de la gouvernance africaine

Emmanuel Macron a martelé ce 11 mai que les destins de l'Europe et de l'Afrique sont liés: "Si vous échouez, on n'a aucune chance (...) Votre jeunesse quittera (vos pays) et on aura plein de tensions migratoires", a-t-il prévenu.

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Emmanuel Macron au Forward Africa Summit ce 11 mai à Nairobi
Emmanuel Macron au Forward Africa Summit ce 11 mai à Nairobi (photo, Présidence du Kenya).

L’Afrique a « besoin d’investissements » plutôt que d’aide publique, aide que l’Europe n’est de toute manière plus en mesure de lui fournir en abondance, a fait observer ce 11 mai le Président français Emmanuel Macron, au premier jour du ‘Sommet franco-africain’ de Nairobi.

Emmanuel Macron participe au Sommet « Africa Forward », à Nairobi.

Emmanuel Macron a martelé ce 11 mai que les destins de l’Europe et de l’Afrique sont liés: « Si vous échouez, on n’a aucune chance (…) Votre jeunesse quittera (vos pays) et on aura plein de tensions migratoires », a-t-il prévenu.

Dans un entretien publié ce 11 mai par ‘Jeune Afrique’ et ‘The Africa Report’, il a défendu les vertus des Européens comme partenaires du continent africain, par rapport aux États-Unis et surtout à la Chine. M. Macron y rappelle avoir « condamné avec force la colonisation » dès 2017, année de son arrivée au pouvoir. « Mais je ne lui imputerai pas tout », car « on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances » des ex-colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il. Appelant les dirigeants africains à « améliorer la gouvernance ».

Le Président français Emmanuel Macron (d) et son homologue kényan William Ruto (g) regardent un film d’intelligence artificielle (IA) réalisé par des cinéastes du programme ‘Creation Africa’, lors du ‘Sommet Africa Forward’ à Nairobi, le 11 mai 2026 au Kenya.

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que « le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle ». « L’Europe défend l’ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert », tandis que les États-Unis et la Chine « sont dans une logique de confrontation commerciale », sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, « la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle » et crée « des dépendances avec le reste du monde », estime-t-il. « Ce n’est pas ce que nous proposons », insiste le Président français. Défendant une « stratégie d’autonomie pour l’Europe comme pour l’Afrique » pour ne « pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu’il soit ».

Il prône une fois de plus une transformation de « l’architecture financière internationale », notamment afin de « mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés » en Afrique – son cheval de bataille avec son homologue kényan. Une thématique qui sera au menu du second jour du sommet à Nairobi, ce 12 mai 2026.

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