11% des adolescents déjà dans la vie procréative

Afriquinfos Editeur
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Cette situation est très alarmante selon le Secrétaire Permanent au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture et nécessite un travail en synergie :« Il est donc urgent de nous mobiliser à tous les niveaux et de façon multisectorielle pour faire face à ce défi. Face à ce drame, que personne ne se dise  que  parce que ça n’arrive qu’aux autres, ça ne me concerne pas. Je ne suis pas d’ailleurs un responsable », insiste Sylvère Nsagirije, secrétaire permanent au Ministère ayant la jeunesse dans ses attributions. Pour lui, tout le monde doit se mobiliser pour que ce drame s’arrête et que chacun joue son rôle dans ce combat. «  Car, les victimes sont nos filles, nos sœurs, nos nièces, nos voisines,… Nous ne sommes pas, peut-être, auteurs de ces actes mais chacun d’entre-nous a une part de responsabilité ».

Pour le FNUAP (Fonds des Nations Unies pour la population),  le gouvernement du Burundi, les Burundais et les communautés doivent s’engager à investir dans les adolescentes et à protéger leurs droits.  Pour cette Organisation Internationale, il est temps de dire non aux grossesses chez les adolescentes,  il est fondamental  de  s’engager dans un combat pour la santé des adolescentes  et cela  dans le but de préparer un bon avenir.  Pour ce faire, cette ONG précise qu’on doit faire des investissements stratégiques dans l’éducation, la santé et dans les moyens d’existence des adolescentes parallèlement avec la protection de leurs droits les plus fondamentaux.

Il faut noter que  16 millions de jeunes filles qui ont l’âge compris entre 15 ans et 20ans deviennent mères chaque année dans le monde. Et selon le recensement général de la population et de l’habitat de 2008, les jeunes représentent au Burundi environ 60% de la population totale estimée à plus de 8 millions.