Chose étonnante, certains d’entre eux venaient d’être libérés de la prison de Ngozi. Ils sont au nombre de 64. Ils sont constitués pour la plupart des jeunes dont l’âge est compris entre 12 ans et 25 ans et sont originaires des provinces Kayanza, Ngozi et Gitega (au centre du Burundi). Après un bref interrogatoire, l’administrateur de la commune Gahombo affirme qu’ils ont été relâchés.
Cette place devenue un lieu de pèlerinage pour les adeptes de cette prophétesse a déjà fait des « martyrs ». Le 12 mars 2013, des pèlerins ont bravé cette interdiction et la police n’a pas hésité à tirer à balles réelles faisant une dizaine de morts et trentaine de blessés.
Arrivé sur les lieux du drame, le ministre burundais de l’Intérieur Edouard Nduwimana, natif par ailleurs de cette colline n’a pas hésité à comparer ces pèlerins aux extrémistes islamiques nigérians (Boko Haram). Il était en compagnie du ministre de la Sécurité publique, Gabriel Nizigama.
Depuis ce temps, les adeptes d’Eusébie Ngendakumana ont reçu l’ordre de ne plus mettre les pieds sur cette colline. Or, tous les 12 de chaque mois, il y a des tentatives de rassemblement de ces pèlerins. Et depuis le 12 mars de cette année, cette prophétesse reste introuvable mais ses adeptes ne se découragent pas. Elle est recherchée par la police.



