Si ce projet de loi est adopté, il remplacement la Constitution rédigée à la veille de l'indépendance de cette ex- colonie britannique d'Afrique australe en 1980, ouvrant la voie à des élections présidentielle et législatives plus tard dans l'année.
Aux termes de ce projet, un président ne peut effectuer que deux mandats de cinq ans chacun. Toutefois, cette nouvelle Constitution ne sera pas rétroactive, ce qui signifie que le président Robert Mugabe, déjà le chef d'État le plus âgé d'Afrique et à la tête du Zimbabwe depuis 1980, pourra conserver la fonction suprême jusqu'à atteindre l'âge de 99 ans.
Il s'agit de la seconde tentative pour modifier la Constitution du Zimbabwe. La première, en 2000, avait échoué suite au rejet du projet de loi par la majorité des votants, car elle conférait trop de pouvoirs au président.
Un groupe de défense des droits civiques, qui avait joué un rôle majeur dans le rejet du projet de Constitution de 2000, et qui se fait appeler l'Assemblée nationale constitutionnelle, joue le même rôle aujourd'hui, appelant les Zimbabwéens à rejeter ce nouveau projet de loi.
Toutefois, la plupart des analystes estiment que le texte devrait cette fois-ci être adopté sans difficultés car il a été préparé et acceptée en commun par les trois grands partis politiques du pays, et en particulier par le Zanu-PF du président Mugabe ainsi que par le Mouvement pour un changement démocratique du Premier ministre Morgan Tsvangirai.


