Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-T) a déposé la demande vendredi dernier, demandant au tribunal d'arrêter le vote spécial de deux jours organisé pour la police, des militaires et des agents électoraux avant les élections du juillet 31.
Le juge George Chiweshe a entendu la requête dans son cabinet lundi et a décidé de reporter l'affaire.
Les 87.000 personnes qui ont participé au scrutin spécial se terminant lundi seront au travail le jour de l'élection, lorsque environ 6 millions de Zimbabwéens vont élire un président, 200 députés, et près de 2000 élus locaux pour les cinq prochaines années.
Le MDC-T affirme que la commission électorale a donné 69.000 bulletins de vote aux forces de sécurité qui comptent seulement 44. 000 fonctionnaires. Le parti souhaite le report du bulletin de vote spécial au 20 juillet, après avoir vérifié le nombre d'électeurs dans les rangs de la police – dirigée par les loyalistes du président Robert Mugabe.
M. Mugabe, qui dirige le Zimbabwe depuis 1980, est le rival majeur de longue date de M. Tsvangirai et un candidat à l'élection présidentielle.
L'avocat du MDC-T Lewis Uriri a déclaré aux journalistes que les parties impliquées dans l'affaire en justice étaient toujours engagés dans des consultations "sensibles" et le tribunal a décidé de reporter l'audience de mercredi.
Le MDC-T a également exprimé son inquiétude sur le chaos observé le premier jour du scrutin caractérisé par un manque de bulletins de vote et des responsables électoraux dans la plupart des bureaux de vote.
"En tant que parti, nous craignons que si la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) ne peut pas gérer 209 centres de ce vote spécial, comment vont-ils gérer plus de dix mille bureaux de vote le 31 juillet 2013?" a-t-il dit dans un communiqué.
La ZEC a affirmé qu'elle a mobilisé un hélicoptère et a ordonné les imprimeries de travailler 24/24 pour assurer que suffisamment de bulletins de vote atteignent chaque bureau de vote avant la fin du vote spécial à 19 heures, heure locale (17h00 GMT).
La commission électorale a également assuré le public qu'il n' y aura pas un tel chaos durant les élections du 31 juillet parce que bien que le vote spécial reste une nouveauté pour la commission, elle a organisé avec succès plusieurs élections générales et un référendum constitutionnel dans le passé.


