Le Zimbabwe retire sa demande d’aide de l’ONU pour le financement des élections

Afriquinfos Editeur
2 Min de Lecture

Lors d'une conférence de presse commune mardi, le ministre de la Justice et des Affaires juridiques Patrick Chinamasa a déclaré que le Zimbabwe ne comptait plus demander l'aide de l'ONU car l'organisation internationale insistait pour poser des conditions que "le Zimbabwe n'accepte pas car elles enfreignent sa souveraineté nationale".

"L'équipe de l'ONU insistait pour venir selon ses propres conditions. Ces conditions restent inacceptables, et en tout état de cause l'hypothèse de l'ONU comme source de ressources pour nos élections est désormais écartée", a déclaré M. Chinamasa après un point d'information avec des diplomates à Harare.

Le Premier ministre Morgan Tsvangirai avait auparavant déclaré aux médias que l'équipe d'évaluation de l'ONU souhaitait un accès sans restriction pour rencontrer tous les groupes de son choix, mais le gouvernement voulait qu'il n'ait accès qu'aux organes spécifiquement responsables des élections.

Dans un communiqué, le bureau de l'ONU a Harare a déclaré qu' une Mission d'évaluation des besoins avait été dépêchée au Zimbabwe suite à une demande de ce gouvernement d'une aide à la mobilisation des ressources pour organiser un référendum constitutionnel et des élections selon des conditions harmonisées.

Toutefois, lors du déploiement de cette mission au Zimbabwe, " il est apparu manifestement qu'il y avait des divergences sur les attentes concernant les modalités de cette mission", a déclaré le communiqué.

Le Zimbabwe doit organiser ses élections générales l'année prochaine. Le ministre des Finances Tendai Biti a déclaré lundi que son pays avait besoin d'au moins 100 millions de dollars pour ces élections.

La lutte pour la fonction suprême est largement considérée comme un duel entre le président Robert Mugabe et son Premier ministre Morgan Tsvangirai, deux rivaux de longue date sur la scène politique zimbabwéenne.