Brazzaville (© 2025 Afriquinfos)- L’Afrique est toujours en proie au VIH-Sida. Parmi les pays les plus touchés, l’Afrique du Sud se distingue avec 7,7 millions de personnes vivant avec le VIH en 2023, soit le chiffre le plus élevé du continent. Cependant, l’Eswatini, avec une prévalence de près de 26 %, enregistre le taux le plus élevé au monde.
D’après Statista, le VIH/sida demeure une des principales causes de décès en Afrique. En 2023, il a été responsable d’environ 5,6 % des décès sur le continent. Le PEPFAR était donc synonyme d’espoir et de survie pour des millions de familles qui, par ce programme, ont accès aux médicaments anti-VIH.
La suspension des financements du PEPFAR inquiète particulièrement les pays les plus touchés, tels que le Mozambique (2,4 millions de personnes vivant avec le VIH), le Nigeria (1,7 million) ou encore l’Ouganda (1,5 million). En effet, ces nations dépendent fortement des fonds internationaux pour fournir des traitements, sensibiliser la population et renforcer les infrastructures de santé.
Si aucune solution alternative n’est trouvée, les efforts mondiaux pour contenir l’épidémie pourraient être gravement compromis.
Liste des 10 pays africains comptant le plus grand nombre de personnes vivant avec le VIH
Rang Pays Nombre de personnes atteintes du VIH
1 Afrique du Sud 7 700 000
2 Mozambique 2 400 000
3 Nigeria 1 700 000
4 Ouganda 1 500 000
5 Kenya 1 400 000
6 Zambie 1 300 000
7 Zimbabwe 1 300 000
8 Malawi 980 000
9 Ethiopie 610 000
10 République démocratique du Congo 520 000
Le VIH-SIDA en Afrique est toujours tenace. Pourtant, malgré la baisse des nouvelles infections, les données publiées par l’OMS et ONUSIDA en 2024 et 2025 révèlent un combat encore fragile.
Afriquinfos Editeur
Publié le 1 décembre 2025
Share
4 Min de Lecture
1er Décembre , JM de lutte contre le Sida (DR- Belqique en RDC)
Les plus exposées en Afrique Australe et occidentale
Selon les chiffres consolidés de l’OMS fin 2024, environ 40,8 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde. L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée, avec près de 65 % de l’ensemble des personnes concernées.
Depuis 2010, les nouvelles infections ont reculé d’environ 56 % dans cette région, grâce à l’accès aux traitements antirétroviraux, aux stratégies de prévention et à la mobilisation communautaire. ONUSIDA souligne que ces progrès restent possibles grâce à une coopération constante entre États, chercheurs et organisations de la société civile.
Cependant, le tableau n’est pas uniforme. Les jeunes femmes et les adolescentes représentent encore 63 % des nouvelles infections en Afrique de l’Ouest et australe. Cette réalité montre que la lutte reste aussi sociale, culturelle et éducative.
Alors que les indicateurs s’améliorent, plusieurs rapports décrivent une situation alarmante. En 2025, ONUSIDA et de nombreux experts internationaux alertent sur une baisse significative des financements mondiaux pour la prévention et la prise en charge.
V.A.



