Casablanca (© 2026 Afriquinfos)- Casablanca va bientôt abriter un méga projet de traitement et de valorisation des déchets ménagers. Début août, le consortium formé par Kanadevia Inova, Nareva et Itochu a officialisé la signature du contrat de concession avec la Commune de Casablanca, ainsi que des contrats d’achat de l’électricité produite avec la Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Ces accords ouvrent la voie aux travaux préparatoires.
Via un communiqué rendu public le 4 août 2026, Kanadevia Inova, a annoncé que des contrats d’achat d’électricité ont été signés avec SRM Casablanca-Settat et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Cette étape marque le lancement concret de ce qui sera la première infrastructure intégrée de valorisation énergétique des déchets au Maroc.
À la suite de ces accords, les partenaires vont engager les premières étapes opérationnelles du projet, notamment la notification limitée de démarrage (Limited Notice to Proceed) et les activités d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC), précise le groupe.
Dans le cadre de ce projet, Nareva intervient en tant qu’investisseur principal et partenaire marocain, tandis que le Japonais Itochu apporte son expertise industrielle. Kanadevia Inova assurera pour sa part l’ingénierie, l’approvisionnement, la construction, le soutien à l’exploitation, la maintenance de long terme ainsi qu’une partie du financement de l’installation.
Dans le détail, le projet assurera le traitement exclusif des déchets ménagers du Grand Casablanca, une agglomération de plus de 4,2 millions d’habitants. L’installation sera capable de traiter environ 1,5 million de tonnes de déchets par an, avec un objectif de valorisation de près de 80 %, réduisant ainsi de manière significative le recours à l’enfouissement. L’usine disposera d’une capacité installée d’environ 126 MW d’électricité de base, complétée par une centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc et un système de récupération du biogaz de décharge de 4 MW. Sa production annuelle est estimée à près d’un térawattheure (TWh), soit de quoi alimenter près d’un million d’habitants, tout en accompagnant la hausse de la demande nationale en électricité et la transition énergétique du Royaume.
A terme, ce sont 140 emplois qualifiés qui opéreront sur le site. Mais en attendant, pendant trois ans et demi 1 240 travailleurs seront sur le chantier, auxquels s’ajouteront quelque 300 emplois liés aux infrastructures annexes.
S.B.



