Tunisie : 17 décembre pour les élections et fin août pour parachever la Constitution, impose le Premier ministre Ali Laa

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Lors d'un discours prononcé au peuple tunisien, M. Laarayedh a sollicité la population à faire échouer toutes les tentatives de reverser le régime tout en dénonçant les appels à une désobéissance civile à travers le pays.

Evoquant l'assassinat (jeudi dernier) de l'opposant Mohamed Brahmi, le Premier ministre tunisien a regretté voir des parties qui "ont profité de ce crime contre la Tunisie pour leurs propres intérêts et essayer de basculer le pays dans le vide en réclamant la dissolution du gouvernement et de la Constituante".

Pour ce qui est des politiques à adopter par le gouvernement à la lumière de la situation incertaine que connaît le pays, M. Laarayedh a insisté que son cabinet poursuivra sa mission " veillant à rassurer l'aboutissement du processus démocratique en se référant à la légitimité des urnes".

Le gouvernement, a-t-il poursuivi, devrait parachever toutes les lois portant sur l'échéance électorale et finir tous ses travaux d'ici le 23 octobre 2013. D'après M. Laarayedh, l' Assemblée constituante "doit éviter l'examen de projets de loi et de dossiers porteurs de conflits".

Le chef du gouvernement tunisien a essayé via son discours de rassurer les Tunisiens dont une grande partie manifestait depuis quelques jours dans la rue leur colère face à la montée du terrorisme et aux mutismes voire même l'incapacité des autorités en place à gérer la crise.

Cependant, la mobilisation populaire se poursuit dans les différentes provinces du pays. Dans la capitale, le ministère de l' Intérieur a estimé voir quelques 25.000 personnes rassemblées dans la nuit de dimanche à lundi face à la Constituante : une marée humaine divisée entre manifestants opposants au régime et des pro-islamistes.

Parallèlement au discours du Premier ministre, la centrale syndicale (Union générale tunisienne du Travail, UGTT) s'est réunie en urgence avec des partis politiques et des organisations nationales : le bureau exécutif de l'UGTT a annoncé que la réunion s'est achevée sur une commune conviction sur l'impérative de la dissolution du gouvernement. En revanche, la dissolution de la Constituante n'a pas été encore tranchée suite à des réserves émises par certains partis constituants.