Tchad: Riches cultures sahariennes exposées jusqu’à ce 13 février au Festival d’Amdjarass!

Pour son fondateur et organisateur, Issouf Elli Moussami, le Festival international des cultures sahariennes d'Amdjarass (Ficsa) constitue "un levier économique, politique et culturel important", au service de "la coopération Sud-Sud".

Afriquinfos Editeur
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Course de chameaux au Festival international des cultures sahariennes d'Amdjarass (Tchad) le 8 février 2026.
Course de chameaux au Festival international des cultures sahariennes d'Amdjarass (Tchad) le 8 février 2026.

Après sept ans d’interruption, le Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass, dans le nord-est du Tchad, célèbre jusqu’à ce 13 février les cultures des peuples du Sahara, avec le Niger comme invité d’honneur.

Depuis ce 07 février, des danses et concerts d’artistes venus de différentes régions du Tchad, mais aussi du Niger, du Burkina Faso et de Mauritanie rythment la vie de cette localité proche du Soudan. « Dans un monde traversé par les tensions, les crises et les incompréhensions, la culture demeure un espace de rencontre et de dialogue, elle permet de se comprendre, de se respecter et de construire ensemble », a souligné lors de l’ouverture de la sixième édition du Festival la ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, Aghaichata Guichene Atta.

Des danseurs tchadiens lors du Festival international des cultures sahariennes d'Amdjarass (Tchad) le 7 février 2026.
Des danseurs tchadiens lors du Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass (Tchad) le 7 février 2026.

« Nos pays ont tout a gagner à unir leurs forces pour faire de la Culture un outil de paix, de développement et d’emploi », a-t-elle poursuivi, acclamée par les youyous de la foule. Aghaichata Guichene Atta a également souligné la place des femmes sahariennes, qui, « par leurs chants, leurs récits, leurs mains qui tissent, qui façonnent, qui cuisinent et qui éduquent, portent au quotidien la mémoire vivante de nos sociétés ».

Le Premier ministre tchadien Allah Maye Halina a affirmé de son côté la volonté de son Gouvernement « de faire du Sahara, de la culture et du tourisme des piliers de notre développement ». Applaudi par ses homologues du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeine, et du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, il a également dit « porter l’ambition de faire reconnaître les cultures sahariennes au patrimoine vivant de l’humanité ».

Pour son fondateur et organisateur, Issouf Elli Moussami, le FICSA (Festival international des cultures sahariennes d’Amdjarass) constitue « un levier économique, politique et culturel important », au service de « la coopération Sud-Sud ».

Son fils Mahamat Idriss Déby Itno a été proclamé Président de Transition en avril 2021 à la mort de son père, avant d’être élu en mai 2024 lors d’un scrutin contesté par son Opposition désormais en lambeaux.

© Afriquinfos & Agence France-Presse