La « mode éthique » pourrait être aussi au service des femmes en Afrique en les sortants de la pauvreté. « La mode peut avoir une démarche responsable (…) Cela permet aussi de faire affaires avec des gens qui seront payés plus dignement », explique Simone Cipriani, une des couturières intervenantes à la conférence.
L’initiative de la CIT doit absolument se faire connaître pour être efficace et créer des emplois en Afrique ainsi qu’en Haïti, et continuer à collaborer avec les grandes figures de la mode telles que Stella McCartney, Vivienne Westwood et Chan Luu.
Depuis ses débuts en 2007, quelques 7000 emplois ont été crées, et ces nouvelles activités ont généré 90% des bénéfices de l’organisation, selon une étude de la CIT.
Chan Luu notamment a lancé une ligne de bijoux de mode, des bracelets perlés, qui est produite par des artisans d’Haïti et du Kenya. La styliste insiste sur le pouvoir qu’elle a de redonner une chance à toutes ces femmes : « Ensemble on peut faire beaucoup de choses (…) Je pourrais leur fournir formation et infrastructures. Et en échange, ces femmes peuvent m’offrir leur talent et leur esprit créatif ».
Ce n’est pas le premier mouvement a influencé le secteur de la mode au Japon, surtout depuis la catastrophe nucléaire. Les consommateurs sont davantage conscients de leur pouvoir sur ce qu’ils achètent. Désormais les consommateurs veulent savoir comment les articles sont produits et par qui.
Cette aventure est avant tout une histoire humaine de partage, même le consommateur est demandeur de cette symbolique : « Le désastre a fait réaliser aux consommateurs qu’il était important de partager certaines valeurs avec les gens qui sont impliqués », confit Izumi Miyachi, rédactrice chez Yomiuri Shimbun.
L’initiative a été largement remarquée puisque même le grand distributeur United Arrows les a rejoint, et vend les sacs faits main au Kenya depuis avril.



