Les deux pays n'ont pas réussi à conclure d'accord sur le dossier de la sécurité, et les médiateurs africains ont ajourné la séance pour permettre aux deux parties d'avoir davantage de consultations, selon le journal."La délégation soudanaise a rejeté une proposition présentée par la délégation sud-soudanaise consistant à lever l'état d'urgence à la frontière et à restaurer la représentation diplomatique entre les deux pays", a fait savoir Omer Dahab, porte-parole de la délégation de Khartoum, cité par le journal.
Le Soudan reconnaît l'importance de demandes telles que la levée de l'état d'urgence et l'échange d'ambassadeurs entre les deux pays, a déclaré M. Dahab, "mais elles ne sont pas liées au problème de la sécurité" et s'écartent des efforts visant à jeter les bases de la sécurité et de la stabilité entre les deux pays préalablement aux discussions qui doivent être menées sur d'autres questions en suspens, a-t-il ajouté.
Il a par ailleurs confirmé la poursuite des réunions du comité politique et de sécurité mixte, en soulignant que le comité avait terminé les discussions sur trois des six dossiers, à savoir la cessation des hostilités, le retrait de chacune des parties à l'intérieur de son territoire et l'arrêt du soutien aux mouvements rebelles. M. Dahab a également reconnu que le processus de négociations était confronté à un certain nombre de difficultés, mais il a réaffirmé que le gouvernement soudanais était animé par la sérieuse volonté de trouver un règlement définitif aux différends qui demeurent avec le Soudan du Sud.
Avec l'appui de la médiation de l'Union africaine, le Soudan et le Soudan du Sud ont repris lundi à Addis Abeba leurs négociations directes.
Les deux parties avaient déjà mené des discussions dans la capitale éthiopienne sur un certain nombre de questions, notamment sur la sécurité, le pétrole et la frontière, mais les négociations avaient été interrompues en raison des affrontements survenus entre les armées des deux pays dans la zone frontalière pétrolifère de Heglig le mois dernier.


