Sénégal : Le procès du fils de l’ancien président Wade démarre jeudi

ecapital
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Ce procès sera le premier dans la traque des biens supposés mal acquis par les dignitaires de l'ancien régime sénégalais, engagée par le président sénégalais Macky Sall.

Incarcéré à la maison d'arrêt de Rebeuss (proche centre de la ville de Dakar) depuis avril 2013, Karim Wade, ancien ministre d' Etat sous le régime de son père, est accusé d'avoir acquis de manière illicite divers biens estimés à 117 milliards Francs CFA.

Egalement ancien ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens et des Infrastructures, il va comparaître avec sept autres personnes accusées de complicité. Environ 77 témoins et une trentaine d'avocats sont attendus au procès.

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Dès son arrivée au pouvoir en avril 2012, en remplacement d'Abdoulaye Wade, le président Macky Sall avait décidé de tout mettre en oeuvre pour retrouver les biens mal acquis par d'anciens dignitaires de son pays.

Pour ce faire, il a réactivé la CREI, juridiction d'exception devant laquelle l'accusé doit apporter la preuve de la licité de sa fortune.

En octobre 2012, le procureur spécial près de la CREI a dévoilé une liste des dignitaires de l'ancien régime du président visés parmi lesquels figurent outre Karim Wade plusieurs anciens ministres et directeurs d'entreprises d'Etat.

En mars 2013, la CREI avait sommé le fils de l'ancien président Wade de justifier un patrimoine évalué à 691 milliards F CFA. Un patrimoine que l'ancien ministre d'Etat aurait notamment bâti à travers plusieurs sociétés immobilières et aéroportuaires.

A la fin de la mise en demeure en avril 2013, il est arrêté et placé sous mandat de dépôt. Mais, le montant du patrimoine avait baissé, passant de 691 milliards à 117 milliards F CFA (1,38 milliard USD à 234 millions USD), des sociétés qui étaient attribuées à Karim n'étant pas sa propriété.

Les conseillers du fils de Wade ont introduit plusieurs recours sur le plan national et même international pour sa libération, estimant que son arrestation et les poursuites contre lui n'ont aucun fondement et sont d'ordre politique.

 

 

 

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